mercredi 4 décembre 2013

Dracula plus vivant que jamais : Le vampire sur tous les écrans.


  C'était sûr et certain, il fallait s'y attendre : alors que la bit-lit pullule depuis maintenant quelques années, permettant entre temps l'émergence de romans littérairement honorables sur le thème du vampirisme (retenons L'historienne et Dracula de K.Kostova ou encore Le Livre perdu des sortilège de D.Harkness), il y avait de fortes chances pour que la mode s'en retourne très vite aux origines fondatrices du mythe. Et quel meilleur classique, aux sources de toutes les histoires de vampires, que le Dracula de Bram Stocker? Alors que le personnage, outre sa renommée littéraire, a été l'objet de maintes adaptations et réinterprétations cinématographiques (impossible d'oublier les classiques de la Hammer, mais surtout le chef-d'oeuvre Bram Stoker's Dracula de Coppola!), il semble qu'il soit de nouveau à la mode et revienne en force sur nos écrans après quelques années de grande discrétion! 


  Bref retour sur l'oeuvre originale avant un petit tour des futures versions qui nous attendent :Rédigé par Bram Stoker en 1897, Dracula n'est pas le premier roman à aborder le thème du vampire mais marque une étape charnière du genre pour le succès qu'il a rencontré, faisant oublier du grand public tout ce qui avait pu être écrit d'approchant précédemment. Jusque là petit auteur sans grande renommée, Stoker parvient, en synthétisant les nombreux mythes qu'il a pu collectés sur les vampires de par le monde à des sources d'inspiration historiques (le personnage du sanglant seigneur de la guerre Vlad Dracul en tête, mais aussi en puisant dans des fait-divers de sa propre époque), à captiver les lecteur avec un récit d'une grande originalité. Rappelant un roman épistolaire, Dracula est donc un ouvrage assez conséquent, composé de multiples correspondances, notes, articles ou extraits de journaux intimes des différents protagonistes et qui, mis bout à bout, racontent la célèbre histoire que l'on connait aujourd'hui :

  Fin du XIXème siècle : Johnathan Harker, clerc de notaire, quitte l'Angleterre victorienne pour l'Europe de l'Est où il doit faire signer à son nouveau client les actes d'acquisition de plusieurs propriétés situées sur les terres britanniques. L'homme en question, le comte Dracula, est un être étrange qui ne tarde pas à révéler sa vraie nature: il est une créature diabolique, un vampire! Son projet est de gagner l'Angleterre où il souhaite s'installer et se faire une nouvelle vie au cœur de la société moderne, qui connait alors les nombreux avantages de la révolution industrielle et des transformations culturelles, techniques et scientifiques. Dans ce cadre grouillant d'activité et de vie, Dracula sera amené à fréquenter les compagnons de Jonhatan, faisant entre autre de sa future femme l'une de ses victimes... Face à ce monstre diabolique, Harker et ses compagnon feront appel à l'éminent Professeur Van Helsing pour supprimer le Comte et le réduire à néant.

Victorian Vampire.

  Tout le monde connait à peu près la trame de cette histoire: comme tout classique qui se respecte, le mythe a su se faire connaître auprès du grand public sans forcément qu'on ait eu l'occasion de lire l'ouvrage original. Et heureusement, il n'est jamais trop tard pour le découvrir ou le redécouvrir, surtout lorsqu'il fait l'objet d'une déferlante de nouvelles transpositions ou projets tels que les suivants, tous plus enthousiasmants les uns que les autres:

Au cinéma:

Dracula 3D, de Dario Argento
(Dargio Aregnto's Dracula 3D)
sorti le 26 Novembre 2013.
Avec: Asia Argento, Thomas Kretschmann...

 
  Transylvanie, 1893. Une photo de Mina et Jonathan prise le jour de leur mariage déclenche l’irrésistible convoitise du comte Dracula, qui voit en Mina la réincarnation de sa bien-aimée morte quatre cents ans plus tôt. Avec la promesse d’un emploi en qualité de bibliothécaire pour Jonathan, le comte parvient à faire venir le couple dans son château situé dans le village de Passburg. Confronté à la personnalité mystérieuse de son hôte, Jonathan ne tarde pas à découvrir la véritable nature du comte et le danger qu’il représente, notamment pour sa femme. Alors que les morts violentes s’accumulent, seul Abraham Van Helsing, qui a déjà croisé la route de Dracula, semble à même de pouvoir l’empêcher de poursuivre son sinistre dessein…

Trailer du film.

  Tout juste sorti dans les salle, ce film a en réalité été mis en chantier en 2010 avant quelques sorties discrètes à divers festivals de films fantastiques, ainsi qu'un passage par Cannes. Après ses quelques apparitions de-ci, de-là, Le Dracula de D.Argento connait enfin une vraie sortie sur les écrans, même si on hésite encore à dire si c'est une bonne nouvelle au vu des images preview et critiques préliminaires.
  Connu pour sa filmographie d'horreur particulière qui tient autant du chef-d’œuvre (Suspiria) que de la série Z répugnante (Le fantôme de l'Opéra), le réalisateur D.Argento propose ici une version qu'il veut davantage un hommage aux classiques de la Hammer qu'une adaptation du roman. Si certains éléments scénaristiques semblent emprunter à la version teintée de romantisme de Coppola (l'amour antérieur entre Dracula et Mina, désolé, mais on ne me fera pas croire qu'il n'a pas pêché ça chez notre bon vieux Francis Ford!), l'action se situe cette fois intégralement en Transylvanie (question artistique ou budgétaire? Les deux semblent être avancées tour à tour par l'intéressé lui-même) et affiche une esthétique "brut de pomme" chère au réalisateur. Je ne sais quoi penser de ce que j'en ai vu pour l'instant, si ce n'est que le déplacement en salle, s'il a lieu, tiendra pour ma part plutôt de la curiosité que d'un réel intérêt. En attendant, laissons lui le bénéfice du doute...

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Dracula origins ou  Dracula year zero, de Gary Shore
Sortie prévue pour Octobre 2014
Avec : Luke Evans, Dominic Cooper...


  Les origines du plus célèbres des vampires sur un ton volontairement moderne. Le scénario raconte l'histoire d'un jeune prince, qui lorsque les vies de sa femme et de son enfant sont mises en danger par un sultan sanguinaire, va vendre son âme pour les sauver, devenant ainsi le premier vampire. 

  Projet lancé depuis quelques mois déjà mais dont la pré-production parait bien entamée, cette prequelle à l'histoire du vampire propose de nous expliquer les origines de son état de créature de la nuit. Là encore, la synthèse faite entre le monstre de fiction et le seigneur de la guerre réel ainsi que l'allusion à sa femme semblent lorgner du côté de chez Coppola, notamment de ce qu'on peut apprendre du vampire dans la scène d'introduction de son film.  Le concept reste enthousiasmant au demeurant, et puis on peut encore supposer qu'au-delà de ce synopsis le film dans sa totalité proposera une vision tout à fait différente! Mettons donc notre mal en patience et attendons d'être surpris...

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The last voyage of the Demeter, de Neil Marshall.
Sortie prévue fin 2014.
Avec: Noomi Rapace, Ben Kingsley, Viggo Mortensen...

Concept art en prévision du film, initialement intitulé Death Ship.

  Le "transport" du comte Dracula jusqu'en Angleterre, sur un bateau dont l'équipage est progressivement décimé par son monstrueux passager.

  Actuellement en pré-production, cette variation autour de l’œuvre de Stoker reste l'une des plus prometteuse. Son scénario s'attarde en effet sur un chapitre particulier du roman, à savoir la traversée du Demeter, le navire en partance de la Transylvanie pour l'Angleterre et qui transporte à son bord le cercueil du vampire. Dans le livre, le bref passage qui lui est consacré est relaté par le journal de bord du Capitaine ainsi que quelques articles de journal, qui racontent comment l'équipage se voit peu à peu décimé par une force obscure. Vous l'aurez compris, la force obscure n'est autre que Dracula lui-même, qui sort de temps à autre de sa caisse pour un petit en-cas nocturne. En se basant sur cette intrigue secondaire de l'histoire, le réalisateur Neil Marshall (Chicago, tout de même!) propose de réinventer toute une nouvelle aventure se déroulant pendant la traversée, et s'offre pour cela un équipage composé de belles têtes d'affiche: Ben Kingsley en capitaine, Noomi Rapace (Millenium) en passagère clandestine, et l'intriguant Viggo Mortensen en Dracula!
  Le projet qui se fait sûrement le plus attendre de tous...


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Harker, de Eli Roth
Projet prévu pour 2014.
Avec: Russel Crowe.

  Angleterre, fin du XIXème siècle: Johnathan Harker s'allie aux forces de police de Scotland Yard pour lutter contre Dracula, le diabolique vampire venu des Carpates.


  Projet encore assez flou pour l'instant, et ce même si l'équipe définitive de réalisation et la tête d'affiche semblent être bien arrêtées. A en croire ce bref synopsis, le film serait davantage une variation autour de l'univers pensé par Stoker plutôt qu'une transposition du roman, évoquant ainsi ce qui avait déjà été fait avec le film Van Helsing. A voir tout d'abord s'il restera au stade de projet ou si un film verra le jour avant de se prononcer sur le résultat...


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A la télévision:

Dracula, une série de Cole Haddon et Tony Krantz pour la chaîne NBC.
Diffusion originale de la saison 1 en VO courant Novembre 2013.
Avec: Jonathan Rhys Meyers, Jessica De Gouw, Thomas Kretschmann...


  Dracula arrive dans le Londres de l'époque Victorienne, affirmant pouvoir y apporter la science moderne. En réalité, le célèbre vampire y est venu se venger de ce peuple qui a ruiné sa vie quelques siècles auparavant. Mais son sombre dessein est contrarié par... une jeune femme, dont il s'éprend éperdument et qui semble être la réincarnation de sa défunte épouse.



 Ah, que voilà un autre projet des plus alléchants! Sûrement celui qui me fait le plus trépigner d'impatience depuis son lancement. Et pour dire: à la production et réalisation, on retrouve les équipes à l'origine des deux succès télévisuels qu'ont été les Tudors et Downtown Abbey, ce qui laisse imaginer le soin et le travail aussi bien artistiques que scénaristiques qui nous attendent pour cette adaptation de l’œuvre de Stoker. Côté reconstitution, les images previews et autres bande-annonces laissent sans voix, nous servant un Londres brumeux en diables teinté de steampunck, parcouru de toutes parts de silhouettes aux costumes plus élégants les uns que les autre s: coupes gracieuses et ajustées, velours moirés, dentelles et crinoline... idem pour les décors, qui nous plongent sans conteste dans l'ambiance! Ajoutez à cela une bande-son pop-rock délicieusement anachronique et il ressort de l'ensemble un croisement entre Coppola Père (pour l'adaptation de Stoker, et les aspects classiques) et Coppola Fille (pour le côté "film en costume sur musique moderne", comme elle l'avait si bien fait avec Marie-Antoinette).


  J'ai certainement déjà eu l'occasion de vous dire à quel point une adaptation de roman sous forme de série télévisée pouvait attisé ma curiosité: si le défi est toujours intéressant lorsqu'il s'agit d'un film, je trouve l'idée encore plus audacieuse s'il s'agit de multiples épisodes car cela suppose un travail scénaristique passionnant! Comment l'équipe chargée du scripte va-t-elle étaler, approfondir et développer une intrigue constituant un roman one-shot en de multiples feuilleton? C'est là un exercice dont j'ai hâte de voir l'application avec ce Dracula! De ce que j'ai pu lire, on retrouvera la trame de base mais égrainée au fil des épisodes et se parant pour chacun d'intrigues secondaires inédites et de nouveaux personnages. Dracula et Van Helsing aurait alors à s'allier (pour mieux se combattre ensuite?) tandis que le scénario ferait survenir dans l'histoire une secte descendant de l'Ordre du Dragon, confrérie fondée par le vrai Vlad Dracula historique.



 La galerie de portraits très Steampunck de la série...

  En attendant de pouvoir se régaler et comparer toutes ces différentes adaptations, j'ai bien envie de m'offrir une petite sélection de lectures sur le thème de Dracula, comme fait précédemment avec le Magicien d'Oz et Blanche-Neige! =D

samedi 23 novembre 2013

La cité des ténèbres #1 : La coupe mortelle - Casandra Clare.

City of Bones (The Mortal Instuments #1), Margaret K. McElderry Books, 2007 - Éditions Pocket Jeunesse, 2008, 2012, 2013 (collection "PKJ").

Clary n'en croit pas ses yeux. Elle vient de voir le plus beau garçon de la soirée commettre un meurtre. Et, détail terrifiant : le corps de la victime a disparu d'un seul coup !
Mais le pire reste à venir... Sa mère a été kidnappée par d'étranges créatures et l'appartement complètement dévasté. Sans le savoir, Clary a pénétré dans une guerre invisible entre d'antiques forces démoniaques et la société secrète des chasseurs d'ombres... Une guerre dans laquelle elle a un rôle fatal à jouer.






  S'il y a bien une série littéraire que j'avais volontairement dédaignée jusqu'ici, c'est bien celle-là : Ni les thèmes, ni les couvertures, ni l'auteure n'avaient alléché mes papilles livresques de bookaddict. Puis, comme cela s'est déjà fait par le passé pour d'autres romans laissés pour compte, c'est la mise en chantier d'une adaptation cinématographique qui a finalement attisé ma curiosité pour l’œuvre originale. Sans pour autant me captiver totalement, la bande-annonce et la présence intéressante de Lily Collins (La Blanche-Neige de Mirror Mirror) m'ont donné l'envie, par pure curiosité passagère, de mettre mes préjugés de côté le temps de jeter un œil aux livres de Cassandra Clare. Une nouvelle occasion de "tester" un exemple de la catégorie "young adult" aux accents à la tendance bit-lit' et fantasy.

Couvertures de l'édition américaine et de l'édition bulgare, qui offre une mise en page proche de l'originale. 

  Mais cette fois, pas de petite bourgade glaciale à la Twilight ou de cité uchronique façon Hunger Games : nous sommes plongés dans un New-York tout ce qu'il y a de plus contemporain, bouillonnant et bourdonnant d'activité. Clarissa "Clary" Fray, 16 ans, vit au cœur de la Grosse Pommes aux côtés d'une mère artiste et de la présence rassurante de Luke, ami de longue date de cette dernière. Vive et indépendante, la jeune fille apprécie de sortir en ville avec son camarade Simon, un adolescent de son âge un brin geek, souvent drôle malgré lui mais d'autant plus sympathique qu'il ne peut s'empêcher de jouer les protecteurs. Alors qu'ils se rendent dans un tout nouveau night-club, Clary assiste à un meurtre dont elle seule a la capacité de voir les coupables! Elle se découvre par-là même un don de double-vue et tombe dans un tourbillon d'événements surnaturels : Elle apprend ainsi être la descendante d'une longue lignée d'êtres mi-anges, mi-humains, baptisés "Les Chasseurs d'Ombre" et réunis depuis des siècles au sein d'une confrérie missionnées pour lutter contre des créatures démoniaques. Car le New-York nocturne et souterrain abrite autre chose que des rongeurs et des chats errants: Vampire, loup-garous et zombies pullulent dans les rues et sèment le trouble tout en gardant leur existence secrète aux yeux des mortels.
  Engagée auprès de ses nouveaux compagnons Chasseurs d'Ombres -et plus particulièrement de Jace, au charme duquel elle n'est pas insensible - elle devra apprendre à lutter contre les forces du mal mais, pire encore, contre Valentin. Ce dernier, un Chasseur d'Ombre renégat, semble avoir monté toute une armée pour servir ses intérêts, à savoir retrouver une coupe mystique à l'origine de tous les pouvoirs. Aussi, lorsque Valentin kidnappe la mère de Cary, la jeune fille n'a d'autre choix que de se lancer à ses trousse et éclaircir son passé pour mieux affronter son avenir...et découvrir qu'elle n'est pas sans lien avec son nouvel ennemi.

 Dans des styles visuels proches, les couvertures des éditions tchèque, espagnole, et chinoise.

  Alors qu'en dire? Pour ma part, j'ai passé un moment sympathique sans être littérairement transcendé par cette lecture. Car il faut bien reconnaître qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil de la young adult ; Même si l'on n'a pas droit à une assommante relecture de Twilight (ouf), on retrouve les codes classiques du genre : triangle amoureux, culture adolescente, meilleur ami/amoureux transi, créature fantastique à poils et à crocs... Cependant, on peut noter quelques originalités bien pensées qui viennent se frotter à la rencontre de ces ingrédients bien connus. Notons tout d'abord des références à de célèbres citations de la littérature anglaise (poèmes Shakespeariens et théâtre elizabethain) ainsi que l'évocation d'un thème surprenant dans un tel roman, à savoir l'interdit de l'inceste! Retenons également une atmosphère citadine très présente (loin des villes perdues en pleine campagne généralement choisies pour ce genre d'histoire), et des techniques et scènes de combat évoquant Underworld, et qui au croisement des héros et de leur monde d'ados, m'ont énormément fait penser à l'ambiance de Buffy contre les vampires! Cette impression a été fortement renforcée par l'humour, omniprésent dans le style narratif de C.Clare, qui permet de tempérer la (trop) grosse avalanche d'éléments fantastiques de son intrigue. Je dois avouer que c'est d'ailleurs cette ressemblance, cet esprit similaire, qui m'a fait accrocher à La cité des ténèbres : loin d'être un adorateur de pure fantasy, mais ancien fan de Buffy du temps de mon enfance, j'ai su m'accrocher aux éléments qui m'y renvoyaient pour trouver des saveurs à cette lecture.

 Couvertures des éditions allemande, japonaise, et de la réédition française.

  J'avais par ailleurs remarqué un esprit à la Buffyverse similaire dans une autre série de livres : la saga Hantée (Shades of London, tomes 1 et 2) de l'Anglaise Maureen Johnson. Ses romans avaient qui plus est été plébiscité par C.Clare elle-même (on peut notamment trouver son avis sur les couverture des éditions anglaises et françaises)! Je ne suis pas surpris qu'elle ait tant apprécié l'univers de Hantée, dont la trame peut rappeler certains éléments de la Cité des ténèbres et faisant de l’œuvre de Maureen Johnson son alter-égo européen, le côté so'British en plus. Par d'autres côtés, certains personnages, événements et scènes de La coupe mortelle m'ont fortement fait penser à l'ambiance et la trame de la saga française des Chroniques d'Ewilan de Pierre Bottero ( tempérament de l'héroïne, schéma narratif, amitié-amoureuse, frère disparu dans un univers parallèle, monstre à écailles surgissant aux devants des personnages...etc) sans pour autant en atteindre la qualité et la fraîcheur.

  Car, comme je le disais plus haut, ce premier tome de La cité des ténèbres souffre à mon sens d'une trop grosse cascade de composantes horrifico-fantastiques et de créatures en tous genres : Loup-garous, vampires, zombies, anges... trop de mondes, trop de monstres, trop de tout ; ne peut-on pas s'arrêter et faire un choix? Je ne dis pas qu'il s'agit à proprement parler d'un défaut du livre, car cela aura certainement plu à certains lecteurs, mais disons que c'est ce à quoi j'ai le moins accroché : un trop grand brassage. L'ensemble reste cependant digeste car l'auteure, au lieu de réinventer une mythologie trop complexe avec ses codes et ses légendes, se fixe comme base de départ un univers magique d'anges et de démons tels que décrit dans les myhtes judéo-chrétiens (je précise bien "mythes", dans le sens où elle ne diffuse aucun message religieux engagé, entendons nous bien, hein). Ce cadre de référence culturel comme source d'imagination évite donc des dérapages trop abracadabrantesques dans le bestiaire de créatures, et c'est tant mieux.

En bref : un roman de low fantasy dans le pure style de la young-adult, qui reprend dont les codes classiques du genre. Heureusement, ces derniers restent globalement bien mis en scène et l'intrigue, au croisement d'Underworld et de Buffy, relevée çà et là d'une pointe d'Ewilan, reste sommes toutes convenable. Une ambiance fantastico-citadine dans laquelle on se laisse aller sans déplaisir, par pure curiosité.

  Et maintenant? maintenant, reste à jeter un œil au film!

The mortal instruments : la cité des ténèbres, bande-annonce officielle.


samedi 16 novembre 2013

Maleficent - Une bande-Annonce prometteuse!

Source: jonnyjuke.devianart.com

  Enfin! Enfin, Disney dévoile sa première bande-annonce pour Maleficent, le film tant attendu qui propose de raconter l'histoire de La Belle au Bois Dormant (version long-métrage animé des 40's) du point de vue de la sorcière reptilienne. On regarde, et on en recause ensuite : 


  Reconnaissons que cet aperçu est on ne peut plus alléchant! L'ensemble parait travaillé à la façon des dernières productions live adaptées de contes de fées et évoque un mix entre Le monde fantastique d'Oz et Blanche-Neige et le chasseur. Le style visuel rappelle des bribes du dessin-animé Sleeping Beauty de Disney mais tout à la fois traversé d'une aura nouvelle, si bien que le tout semble familier sans pour autant n'être qu'une banale transposition en live du bon vieux dessin-animé de notre enfance. 


  Je parlais plus haut de Blanche-Neige et le chasseur: plusieurs détails m'amusent à ce sujet. Certains l'auront peut-être remarqué également : il y a de nombreux points commun entre cette bande-annonce et les premiers teasers de Snow White and the Huntsman. Si, si, allez jeter un oeil vous même et vous constaterez que les mimiques d'Angelina Jolie (jusqu'à l'intonation de ses répliques) semblent calquées sur celles de Charlize Theron en Reine diabolique, que les battements d'ailes de corbeau, le fond musical, les mouvements de cape et les mouvances des personnages ou autre enchainement des scènes et de la narration y font fortement penser, jusqu'aux ultimes images (visage tournés de trois quarts, à demi dissimulé dans les reliefs haute-couture du costume) s'achevant sur un écran noir et un rire résonnant comme en sourdine en fond sonore. Je doute fortement que tous ces points communs soient des coïncidences!

Pas de doute, le ton est donné! =D

Les ensorceleuses - Alice Hoffman

Practical Magic, Putnam Adult, 1995 - Drôles de meurtres en Famille, Éditions Flammarion, 1996 - Les Ensorceleuses, Éditions Flammarion, 1999 - Editions J'ai lu, 1999.

  Orphelines, Gillian et Sally Owen sont élevées par leurs tantes, vieilles filles un peu sorcières, dans leur maison de Magnolia Street. A l'ombre du vieux porche ourlé de lierre, au milieu des meubles en merisier, les fillettes grandissent dans un univers enchanté, au gré des superstitions et des sorts improvisés par leurs parentes. Puis vient l'adolescence et les deux sœurs, chacune à sa manière, se débarrassent du passé : Gillian la rebelle s'enfuit avec le premier venu, tandis que la raisonnable Sally se marie. Elles se soustraient en apparence aux pouvoirs des femmes Owen, mais la magie rôde encore. Et, lorsque des années plus tard, Sally découvre une paire de couteaux croisés sur la table de la cuisine, elle en devine le présage. Le retour de Gillian, avec sur les bras un bien encombrant bagage et à ses trousses une foule d'ennuis, confirme ses soupçons. Mais, croix de bois., croix de fer, les deux sœurs resteront solidaires. Amants en cavale, enquêtes policières et manifestations magiques tissent la trame de cette ensorcelante et noire comédie.


  Tout d'abord, il faut savoir que ce roman représente pour nous une grande histoire d'amour. Le film Les ensorceleuses (Practical Magic), une petite réalisation de 1998 mettant en vedettes Nicole Kidman et Sandra Bullock, découvert à l'occasion d'une rediffusion, nous avait totalement envoûté. Ayant rencontré un succès mitigé à sa sortie, le film est pourtant devenu depuis cultissime auprès d'une grande communauté de fans. Adapté d'un roman best-seller aux États-unis, cette transposition nous a donc évidemment mené tout droit jusqu'à l'œuvre originale....

Trailer VO du film.

"Cela faisait plus de deux cent ans que les dames Owens étaient tenues pour responsables de tout ce qui n'allait pas en ville..."

  Imaginez une petite bourgade perdue dans le fin fond du Massachusetts, petit microcosme de la vieille Amérique. Imaginez que dans cette petite ville pétrie de traditions se trouve une maison, la plus ancienne de la ville, entourée de grilles rouillées et d'un superbe jardin, abritant depuis plusieurs centaines d'années les femmes de la famille Owens. Mais dans cette Amérique profonde où l'on croit (sans pour autant de crier sur les toits, mais tout aussi intimement que fermement) aux sorts et au Mauvais Œil, où une récolte perdue, une tempête, ou une maladie ne peuvent être que le fait d'un sortilège, la lignée des Owens se trouve avoir été officiellement désignée comme responsable. Descendantes de Maria Owens, qui fut en son temps accusée de sorcellerie, les deux vieilles filles qui vivent désormais dans sa bâtisse de Magnolia Street suscitent autant les commérages et les regards en coin qu'elles intriguent et fascinent. Aussi n'est-il pas rare de voir, à la nuit tombée, quelques celibataires désespérées aller frapper à la porte de leur cuisine pour réclamer un philtre d'amour ou un charme, moyennement quelques billets. Victimes de leur succès (ou de leur insuccès?) Les vieilles sœurs Owens semblent presque prendre plaisir à alimenter les rumeurs qui courent à leur sujet, même si on les blâme pour cela de tous les malheurs de la ville.
  Ce petit train-train trouve donc à se poursuivre lorsque les deux demoiselles doivent accueillir sous leur toit leurs jeunes nièces tout juste orphelines, les petites Sally et Gillian. Alors qu'elle grandissent au gré des ragots des grand-mères, des moqueries des enfants, et des craintes de quelques autres, toutes deux rêvent d'une autre vie loin des croyances encroûtées de leur voisins. Sally, trop sérieuse, s'impose un carcan rigide et adopte une attitude impassible et docile, tandis que sa cadette Gillian l'extravagante fait les 400 coups et devient célèbre pour ses frasques toujours plus scandaleuses. Si bien que lorsque Gillian s'enfuit courir le monde avec un amant de passage, Sally, elle, reste à s'occuper des tantes. Alors qu'elle espère une vie meilleure sans pour autant la chercher ou y croire, se conformant aux signes du destin qui aiguillent sa route, elle rencontre l'amour et fonde une famille. La roue tourne enfin pour Sally : ses deux filles sont adorables, le regard des autres change et elle s'épanouit dans une joie de tous les instants... mais le malheur qui frappe toujours la dynastie des Owens plane et tous les signes se réunissent pour annoncer une catastrophe. Le décès de son époux et le retour à l'atmosphère désagréable de son ancienne vie incitent Sally à quitter la ville pour New York, où elle s'installe avec ses filles pour redémarrer sur de meilleures bases. Devenue la mère de deux adolescentes quelque peu revêches, elle se satisfait néanmoins de son quotidien citadin loin de toute forme de superstition... Mais là encore, le calme n'est que passager et l'arrivée d'une tempête s'annonce : les signes préviennent de futurs soucis. Débarque alors Gillian, le cadavre de son dernier petit-ami, Jimmy, plié en deux sur sa banquette arrière. Une fois encore, Sally endosse le rôle de l'ainée responsable : en accueillant Gilly et en acceptant de la soutenir envers et contre tout, elle sait qu'elle aura bientôt à le payer mais assume à l'avance. Très vite cependant, un mal insidieux et sournois s'infiltre dans la maison : les conflits, alimentés par les différences des deux sœurs et par le secret qu'elles gardent toutes les deux se multiplient et se propagent aux filles de Sally tandis qu'une aura de malaise hante chaque pièce. Est-ce là l'effet d'un malêtre du à leur culpabilité, ou une âme maléfique cherche-t-elle réellement à tyranniser les sœur Owens depuis sa tombe secrète, sous le lilas du jardin...?

"L'amour authentique est dangereux, quand il vous tient il pourrait vous faire faire n'importe quoi en son nom ."

Couvertures de l'édition originale américaine (Oh, la jolie peinture préraphaélite!), et de la 
première édition française parue sous le titre initial de Drôles de meurtres en famille.

  Paru initialement dans l’hexagone sous le titre Drôle de meurtre en famille, Practical Magic fut donc réédité plus tard avec le même intitulé français que son adaptation cinématographique, le film évoqué plus haut et qui nous fit découvrir le roman d'origine et, par extension, l'univers d'Alice Hoffman. Si le livre est différent par bien des côtés de sa transposition à l'écran, nous ne parlerons pas des modifications et détournements de la réalisation ici (mais plutôt dans un prochain article dédié uniquement au film).
 
  Commençons par un petit retour sur l'auteure: Alice Hoffman, si elle est connue et reconnue par de très petits cercles de lecteurs en France, n'en est pas moins une écrivaine prolifique et renommée aux Etats-Unis, où elle est célèbre pour ses nombreux best-sellers. Bien que proposant des genres très variés (thriller, romance, fantastique, historique...), son succès tient énormément aux atmosphères confinées de petites bourgades isolées, dans lesquelles on retrouve souvent ce schéma de familles matriarcales ancestrales, de bâtisses mystérieuses et de magie mêlée de superstitions et de croyances populaires.

"Les ennuis sont comme l'amour : ils surviennent à l'improviste et occupent le terrain avant que vous ayez seulement la chance  de reconsidérer la question ou même d'y penser."

 Couvertures des éditions poches originales successives...

  Ce roman est un véritable coup de cœur. Alice Hoffman nous entraîne dans une atmosphère à la fois réaliste tout en étant tellement étrange : on s'imagine sans peine déambuler dans les ruelles de cette petite ville côtière de l'Amérique profonde, on entend presque les chuchotements des voisines qui pointent du doigts les sœurs Owens traversant la rue, et l'on se surprend à voir des présages dans les signes anodins de tous les jours. Sans décrire un univers clairement "fantastique" peuplé de sorcières et de sortilèges, Alice Hoffman met en scène un décor très commun dans lequel des éléments et événements sont sujets au doute, et que chacun peu alors interpréter comme des faits du hasard ou du destin, de la psychologie ou de la parapsychologie. Cette ambiance toute en suggestion où la magie semble disséminée par soupçons renvoie à un sous-genre littéraire très prisé aux Etats-Unis, le "magic realism", dont Alice Hoffman est aujourd'hui une des grandes représentantes.

"Avec un peu de temps, tout peut toujours mal tourner... Fermez les yeux, comptez jusqu'à trois, il y a des chances pour qu'une catastrophe vous surprenne."

 Couvertures des éditions britannique, finlandaise et portugaise.

  Car c'est là la grande force de ce roman et le talent de son auteure : le pouvoir d'évocation et de suggestion de son écriture. Vous ne croiserez pratiquement jamais le mot 'sorcière' et à aucun moment les femmes Owens ne seront clairement définies ou présentées comme telles, de même qu'il n'y aura ni chaudron, ni grimoire. Pour autant, Alice Hoffman parvient par petites notes subtiles et autres détails apparemment anodins à insinuer ses représentations et ses images à notre inconscient, si bien que l'on est très rapidement happé par cette atmosphère toute en nuances. Y a-t-il réellement une magie ou seulement celle que les personnages persistent à imaginer? Le destin glisse-t-il réellement des signes annonciateurs de l'avenir ou est-ce nous qui réinterprétons le tout après-coup, en imaginant une force occulte? Et le fantôme qui apparait au fond du jardin, cette présence qui vient gangréner les relations entre Owens : un vrai esprit revenu d'entre les morts ou le poids de la culpabilité des deux sœurs et le malaise des non-dits? Tout le piment et la réussite du livre tiennent dans cette sombre incertitude, ténue mais servie avec brio.

"La foudre, comme l'amour, n'a rien à voir avec la logique. Les accident, ça arrive, et ça arrivera toujours."

Superbe jaquette de couverture, créée par un fan à partir des éléments phares et symboliques du roman.

  N'oublions pas les personnages : au cœur de cet écrin tout particulier, Alice Hoffman met en scène des protagonistes forts, attachants et réalistes. Le panel est large et l'on se retrouve tous à un moment ou un autre en la jeune Sally trop docile, la Sally femme responsable et solide, ou encore la Gillian délurée de toujours, éternelle adolescente que l'on découvre petit à petit plus profonde. Le lien qui unit ces deux sœurs, tantôt similaires, tantôt opposées, car à la fois si proches et si différentes, propose une profonde réflexion sur les rapports fraternels tout en venant pimenter l'intrigue. Ah, et les deux tantes! Les deux vieilles filles Owens, qui apportent la touche d'extravagance : on les imagine très bien, faussement hautaines, perchées du haut de leurs bottines à lacets ou au volant de leur antique Ford, s'amusant des rumeurs et toisant les passants de leur regard énigmatique.
  En multipliant les intrigues secondaires au sein de son roman et comme toile de fond de sa trame principale, A. Hoffman met en scène plusieurs générations de femmes : après avoir évoqué les tantes, relaté l'enfance de Sally et Gillian et offert un aperçu du parcours de leur ancêtre Maria, elle poursuit en se concentrant sur la vie adulte des sœurs Owens en même temps qu'elle s'attarde sur la difficile adolescence des filles de Sally. Au croisement de leur quotidien respectif et de la force malveillante qui enfle dans leur demeure, Alice Hoffman raconte par le biais d'un style viscéral les transformations psychologiques des deux adolescentes, offrant à ses lecteurs des portraits complets, fouillés et profondément réalistes de ses héroïnes.

"Le beurre se mettait à fondre dans le réfrigérateur et il fallait le verser sur les tartines ou le servir à la cuillère. Voilà ce qui peut arriver, dit-on, quand l'amour est sous votre toit."

La vieille Ford des Tantes Owens?
  
   Même si, contrairement à son adaptation, le livre s'éloigne vite de la maison des tantes et de leur petite ville en bord de mer, il est difficile de ne pas être ensorcelé par l'atmosphère de cette bourgade qu'on imagine aisément en Nouvelle Angleterre. Le roman indique qu'il s'agit d'une petite cité de l’état du Massachusetts -ce qui fait nécessairement penser à la ville de Salem et à ses histoires de sorcellerie. Si les paysages de Martha's Vineyard, une ancienne île de cette régions des États-Unis, a souvent investi notre imaginaire pendant la lecture, Alice Hoffman cite clairement la ville de Newburyport, située à quelques kilomètres de Boston. Sachez qu'une rue du nom de Magnolia Street y existe bel et bien...

"Après tout, il y a des principes dont Sally Owens ne démordra jamais : jetez toujours du seul par-dessus votre épaule gauche. Gardez du romarin à la porte de votre jardin, ajoutez du poivre à la purée. Plantez de la lavande et des roses, ça vous portera chance. Tombez amoureux chaque fois que vous le pourrez."


 Newburyport, Massachusetts : le décor du roman.


   En bref: Un excellent exemple de ce genre typiquement américain qu'est le magic realism ; une intrigue familiale sombre et fantaisiste à la fois sur les rapports fraternels, les sentiments amoureux, et la magie que l'on s'attache à voir dans notre existence. Tout en suggestion et surprenant par son pouvoir d'évocation, ce roman dégage une aura forte et indescriptible. Une intrigue au romantisme noir ensorcelante.


samedi 2 novembre 2013

Witch craft - M.McGuire & A.Kachmar


 Quirk Books, 2011.



  Un bonbon ou un sort? Les instructions proposées par ce livre vous permettront de réaliser jusque 25 petits trésors horrifiques et autres bricolages d'Halloween, du collier "morsure de vampire" aux cupcakes "pierres tombales" en passant par les chauve-souris décoratives en feutre et fourrure. Vous trouverez également des astuces et autres techniques pour transformer des objets du quotidien en de terrifiants et ensorcelants accessoires!










  J'inaugure avec ce livre deux nouvelles rubriques, à savoir les libellés "Loisirs et Art de vivre", ainsi que "Ouvrage pratique", qui décrivent fort bien ce charmant livre de bricolages festifs pour Halloween! Comme J'ai déjà pu le montrer au travers de certains articles estampillés "Bricoles et Fariboles", je suis un adepte des loisirs créatifs et des arts-plastiques en général. Rien de m'enchante plus qu'un pot de vernis-colle et de la pâte polymère, sans parler des perles et des breloques! =P Mais si j'avais pour cela l'habitude de chercher des tutoriels sur le net ou dans les librairies françaises, j'ai tout de même craquer pour ce petit livre en anglais!

  Car c'est tout à fait par hasard que je suis tombé dessus, en flânant d'un site à un autre et par association de recherches et d'idées sur les librairies en ligne. Le contenu, au regard de la table des matières et des photos, avait tout d'alléchant, si bien que je n'ai pas su résister! Et je ne regrette pas, car on trouve de quoi contenter tout le monde au fil de ces 94 pages de joyeuses bricoleries:


  Côté décoration, vous trouverez comment faire très simplement d'amusantes chauve-souris en feutrine et fausse fourrures, des boules de cristal au contenu pailleté et horrifique, ou encore des bouteilles de potion colorée à aligner sur les étagère pour une ambiance de fête appropriée. D'ailleurs, si vous préparez un goûter pour une ribambelle de petits monstres costumés, rien de mieux que la recette des doigts de sorcière à croquer, des têtes de mort en guimauve, des crâne-sandwiches, ou des toasts fantomatiques pour la soupe à la citrouille! Si vous êtes plutôt tendance mode et beauté, suivez pas à pas la recette du baume à lèvres "Poison Ivy" cent pour cent naturel, les techniques de création hyper fastoche d'un tutu en dentelle à la Burton, des chausson à tête de chat noir, boucles d'oreille araignées ou encore, must du must, des soulier de rubis de Dorothy!



  Si le contenu et les créations proposées sont si diversifiés, c'est que les différents bricolages, recettes et idées ont été glanées par les auteures sur plusieurs blog créatifs, dont elle nous fournissent en fin d'ouvrage un annuaire complet. De quoi étendre les possibilités en partant explorer ces petites mines à trésor! Un petit livre de loisirs pratique et facile d'accès comme tout, même si l'on n'est pas un champion de la langue anglaise : Le tout est assez simple et visuel pour qu'on réussisse sans problème! Alors c'est parti, à votre matériel, prêt? Feu, bricolez!