vendredi 24 avril 2026

Le Dieu des Bois - Liz Moore.

The God of the Woods
, Riverhead Books, 2024 - Éditions Buchet-Chastel (trad. d'A. Delarbre), 2025 - Éditions J'ai Lu, 2026.
 
    « Si vous vous perdez, asseyez-vous et criez ! »
    Au camp Emerson, perdu au cœur des Adirondacks, c’est l’une des règles d’or. Établie par la puissante famille Van Laar, cette colonie de vacances pour adolescents a pour vocation de leur apprendre à s’aventurer dans les bois sans risque. Du moins, en apparence.
    Été 1975. La sérénité des jeunes est mise à mal : Barbara Van Laar, l’unique héritière des propriétaires, manque à l’appel. Au milieu des arbres, aucun cri ne perce le silence, mais tous s’interrogent : la monitrice, les autres campeuses, le personnel et, bien sûr, la famille.
    Car ce n’est pas la première fois que les Van Laar perdent un enfant. Quinze ans plus tôt, leur fils s’est volatilisé lors d’une sortie en forêt avec son grand-père. Les bois n’ont jamais rendu ce qu’ ils avaient pris. Et cette fois, ils pourraient bien tout emporter, y compris la vérité…
 
***
 
    Autrice remarquée grâce à son précédent roman, La rivière des disparues, adapté en minisérie, Liz Moore semble être la nouvelle voix du thriller américain. Elle s'impose dans ce registre depuis peu, avec un ton porté sur les atmosphères et sur une approche très sensorielle qui lui a permis, très rapidement, de se distinguer de ses confrères et consœurs. Plébiscité par le club de lecture Barnes & Noble ainsi que par Barack Obama, Le Dieu des Bois, son cinquième roman, a été lauréat du Grand Prix des lectrices Elle 2025 dans la catégorie polar.


    Années 70, dans les forêts sauvages des Adirondacks. Le clan Van Laar, riche famille qui a prospéré depuis son arrivée de Suisse à la fin du XIXème siècle, est propriétaire d'un terrain où il a fait bâtir la demeure familiale ainsi qu'un camp de vacances pour adolescents. Système patriarcal où il est fortement conseillé aux femmes de s'effacer derrière leurs époux et aux filles d'obéir à leurs pères, les Van Laar trouvent cependant une résistance en la personne de Barbara, l'adolescente rebelle de la famille. Lorsque cette dernière demande à participer au camp d'été, sa requête est vue comme une parenthèse bienvenue pour tous... jusqu'à ce que la jeune fille disparaisse mystérieusement, laissant un lit vide au réveil. Curieux, journalistes et forces de l'ordre accourent : rien de mieux (ou de pire) qu'une famille riche au cœur d'une affaire sordide, et plus encore lorsqu'il y a déjà eu des précédents. Si la disparition de Barbara fait autant de bruit, c'est qu'elle fait écho à celle de son frère aîné, Bear, évaporé au cours d'une promenade alors qu'il n'était qu'un petit garçon, il y a quinze ans de cela. Le hasard est décidément d'une étrange ironie... A moins que les deux affaires ne soient liées ?
 
 
"Est-ce que ça nous a vraiment rendu service d'avoir toujours eu tout ce dont nous avions besoin depuis la naissance ? J'ai dans l'idée que ça a pu nous priver de désirs, de la force de la volonté. D'une quête, comme j'aime dire. Quand les parents ou les grands-parents se sont déjà chargés de quérir et de conquérir, que reste-t-il à faire aux autres générations ? " 
 
    Des disparitions étranges dans des contrées sauvages où s'entremêlent rumeurs, légendes urbaines et suspicions : autant dire que le grand amoureux de Pique-nique à Hanging Rock que nous sommes a très vite eu envie de lire ce Dieu des Bois. Au-delà de ces quelques éléments, il n'y a cependant pas davantage de points communs entre les romans de Joan Lindsay et de Liz Moore, si ce n'est, pour chacune à leur manière, ce talent de nous faire ressentir la dangereuse beauté de la nature dans toute sa complexité. Le titre, par ailleurs, donne une idée du ton qui traverse le livre : le Dieu des Bois n'est autre que le Grand Dieu Pan, divinité des forêts dont l'apparition provoquait chez ceux qui avaient le malheur de le rencontrer une peur "panique" – terme dont l'étymologie se dessine désormais avec évidence. Métaphore du décor choisi par l'autrice autant que de certains de ces protagonistes (qu'on n'aimerait décidément pas croiser au détour d'une forêt à la nuit tombée), ce Dieu des Bois joue avec nos nerfs et nous tient en haleine d'un bout à l'autre de ses 600 et quelques pages, sans longueur ni temps mort.
 
La demeure des Van Laar, perdue dans les Adirondacks ?

"En guise de conclusion, elle leur posa une question bonus : qui connaissait les origines de ce mot ?
– Quel mot ? lança un adolescent.
– « Panique », répondit-elle.
Personne ne leva la main, et elle leur fournit la réponse. Il venait de la divinité grecque Pan, qui était, entre autres, le dieu des bois. Il aimait piéger les mortels, les désorienter et les affoler au point de leur faire perdre leurs repères, et la tête.
Paniquer, ajouta T. J., revenait donc à faire de la forêt son ennemi. Quand rester calme, c’était être son ami."

    L'écriture et la construction sont pour beaucoup dans la réussite de ce roman : la plume, aussi sensorielle que précise, presque chirurgicale, et l'habileté de l'autrice pour manier les cliffhangers participent à faire du Dieu des Bois un page turner bien plus qu'efficace. Liz Moore fait par ailleurs preuve d'une audacieuse virtuosité dans sa façon de travailler le temps (ou les temps, devrait-on dire) de la narration. Elle entremêle les voix et les époques dans une structure fractale qui nous fait tourner autour des deux disparitions dans une danse hypnotique, toucher du doigt les solutions possibles sans jamais les atteindre, et ce jusqu'à la toute fin de l'intrigue. Rarement on avait été à ce point happé par un thriller.
 
 
"C’est l’un des rares plaisirs purs que Louise connaît dans la vie : la sensation quasi mystique de toucher le corps d’un autre être avec le sien d’une manière qui, pour la première fois, dépasse la simple amitié. Lors de ces moments, Louise éprouve avec la plus grande acuité la nature animale des humains, ce qui les rend si réconfortants. Appartenir à l’espèce humaine est complexe, souvent douloureux ; se sentir animal est d’une simplicité consolante, agréable." 
 
    De Louise, la monitrice, à Alice, la mère de Barbara, en passant par Tracy, camarade de bungalow de l'adolescente, ou encore Judyta, qui participe à l'enquête, chaque personnage est mis en avant avec une égale importance. L'autrice les fouille, les creuse jusque dans leur plus profonde intimité, faisant de chacun d'entre eux un protagoniste à part entière, sans jamais en reléguer un seul au second plan ni au stade de faire-valoir. A l'échelle de l'intrigue, cette approche illustre le véritable écheveau qu'est cette affaire et l'accumulation tant d'événements que d'alibi et de mobiles potentiels, de façon à nous déstabiliser, nous égarer un peu plus dans les bois. A l'échelle du clan Van Laar, cela illustre avec force la réalité systémique, presque terrifiante, à l’œuvre dans le quotidien d'une famille. Enfin, sans jamais jouer la carte du féminisme facile, l'autrice brosse au passage des figures de femmes complexes qui disent tout de la difficulté d'être mère, épouse, ou fille, ou encore de faire coexister ces états avec des aspirations à l'encontre d'une culture, d'une époque, ou d'un contexte.
 

"Les Hewitt, comme Judy, comme Louise Donnadieu, comme Denny Hayes même, n'ont besoin de personne, ils savent se débrouiller seuls. Ce sont les Van Laar, et les familles de ce genre, qui ont toujours eu besoin des autres."

En bref : Thriller d'atmosphère captivant, Le Dieu des Bois séduit par son architecture virevoltante et la profondeur de ses personnages. Page Turner qui se joue du lecteur en multipliant les voix et les époques, roman à suspense aux cliffhangers efficaces, et fable sombre sur les secrets de famille, ce polar d'un genre nouveau prend pour décor les paysages sauvages des Adirondacks, théâtre inoubliable de cette tragédie moderne. On en ressort à la fois choqué et ému, presque fébrile. A coup sûr une de nos meilleures lectures !

mercredi 22 avril 2026

Hôtel Ambrosia - Katie Kento.

Hotel Ambrosia
, ONE, 2025 - Éditions Slalom (trad. d'E. Urien), 2026.
 
    Robyn, 17 ans, a une obsession : l'hôtel Ambrosia, situé en face de chez elle. Fascinée par sa sinistre réputation, et grande fan de true crime, elle passe son temps à l'observer à travers ses jumelles : routines du personnel, étranges clients, aucun secret ne lui échappe ! Son rêve ? Résoudre une affaire classée depuis des années. Mais le jour où Robyn est témoin d'un enlèvement, il n'est plus question de rester spectatrice, elle doit agir vite. Sauf qu'elle ne peut quitter son appartement...
    Paralysée par une maladie, Robyn n'a d'autre choix que de populariser l'affaire auprès d'une podcasteuse et d'envoyer le mystérieux A.J. mener l'enquête sur place. 
 
    Ce qu'ils vont découvrir est bien pire que tout ce qu'elle aurait pu imaginer.
 
Un thriller haletant qui a déjà fait frissonner des milliers de lecteurs ! 
 
***
 
     Présenté comme "le phénomène true crime du moment" à l'annonce de sa sortie, Hôtel Ambrosia a retenu notre attention il y a quelques mois déjà. Il faut dire que son résumé, qui fait autant penser à Hitchcock qu'à l'affaire (ou aux affaires) du Cecil Hotel, a de quoi susciter la curiosité ; ajoutons à cela qu'on avait vraiment beaucoup aimé notre dernière lecture de cet éditeur, et il ne nous restait aucune raison de ne pas tenter cette lecture.
 

    Robyn, adolescente de 17 ans, est cloîtrée à domicile à cause d'un syndrome de fatigue chronique dont les symptômes ont empiré suite à l'épidémie de covid. Orpheline depuis le décès de ses parents dans un accident de voiture, elle vit aujourd'hui chez sa grand-tante Nelly, infirmière dévouée qui joue donc aussi le rôle de garde-malade. Coupée du monde extérieur du matin au soir, Robyn partage son temps entre deux passions : écouter son podcast de true crime favori et espionner les locataires de l'Hôtel Ambrosia, situé juste en face de son immeuble. Très loin d'être un hôtel ordinaire, l'endroit est connu depuis plus de cent ans pour avoir été le théâtre de drames terrifiants et d'affaires louches allant des disparitions inexpliquées aux meurtres irrésolus. Ayant récolté plusieurs informations relatives à certaines de ces cold cases, Robyn contacte sa podcasteuse préférée pour lui soumettre un sujet. Cette dernière répond avec enthousiasme et lui propose de lui payer quelques jours à l'hôtel pour que Robyn enquête de l'intérieur. Impossible de refuser une telle offre ! Mais comment faire, quand on est bloquée à demeure dans un fauteuil roulant ? Lorsqu'A.J., un jeune garçon vivant dans la rue, entre par effraction chez Robyn dans l'idée de voler de quoi manger, l'adolescente saisit l'occasion et l'envoie à sa place à l'hôtel. Une fois dans les murs, A.J. rend quotidiennement compte de son séjour à la jeune fille, sans se douter qu'elle l'a peut-être poussé sans le savoir dans la gueule du loup...
 

    Nos intuitions étaient bonnes : Hitchcock s'avère être une vraie source d'inspiration pour l'autrice (le célèbre cinéaste est cité à plusieurs reprises, en particulier pour Fenêtre sur cour, évidemment), de même que le Cecil Hotel. Car plutôt qu'un roman true crime, Hôtel Ambrosia adapte en fait de façon romancée les affaires de ce sinistre établissement en reprenant plusieurs des mystères qui y sont reliés et en les modifiant pour les besoins de la fiction. Le Cecil Hotel, qui a fait les beaux jours de la presse à scandale et des émissions sur les grands mystères du monde, est un établissement hôtelier bâti à Los Angeles en 1924 et qui a vu grandir depuis sa triste réputation. Résidence de plusieurs tueurs en série au fil des ans, théâtre de faits divers sulfureux et de morts étranges dont plusieurs assassinats, il est notamment rattaché à la figure d'Elizabeth Short, célèbre "Dahlia Noir", qui aurait été vue vivante pour la dernière fois dans ses couloirs avant que son cadavre ne soit retrouvé dans un terrain vague. Plus récemment, le Cecil Hotel a été le cadre d'une mystérieuse affaire, celle d'Elisa Lam, étudiante canadienne dont l'étrange comportement dans l’ascenseur a été filmé par les caméras de surveillance avant que son corps ne soit découvert dans la citerne sur le toit du bâtiment. L'autrice s'inspire notamment de ce dernier fait divers, qu'on reconnait sans peine même si elle a changé le nom de la victime et la date de l'incident.
 
Les célèbres vidéos surveillance de l'affaire 'Elisa Lam...
 
     L'intrigue fonctionne plutôt bien et y on y retrouve tous les codes d'un thriller à la Hitchcock transposés à l'échelle d'un public young adult – et donc à l'ère du 2.0 : réseaux sociaux et téléphones portables ont une place importante dans le scénario et permettent de dynamiser la narration. Certains chapitres sont en effet les retranscriptions de vocaux ou de vidéos que s'envoient les deux protagonistes, mais aussi leurs sms ou compte-rendus transmis par mails. Cette interface qu'est le téléphone, qui revient donc régulièrement au fil du roman, met ainsi en évidence son importance pour Robyn puisqu'il s'agit là de sa seule façon d'avoir un contact avec le monde extérieur... au point de l'induire en erreur, peut-être ? Comme souvent dans ce registre, vient le moment où l'on s'interroge sur la santé mentale de l'héroïne et sur sa capacité potentielle à échafauder des théories du complot là où il n'y en a peut-être pas (n'est-ce pas, Paula Hawkins et A. J.  Finn ?). A moins, bien sûr, que tout soit justement prévu pour la faire douter de sa santé mentale...
 
 
    Le roman recèle en cela de belles surprises et de très intéressants retournements de situation, même si on a trouvé que les fils étaient parfois ténus (il faut quand même quelques heureux – ou malheureux – hasards pour justifier certaines péripéties, notamment l'appel à l'action principal). Si l'on a apprécié cette lecture, on a parfois regretté un ton en décalage avec les sujets traités – une écriture très "young" pour des thématiques davantage "adult" –, ce qui a, à notre sens, par moment égratigné la tension dramatique.
 

 
En bref : En s'inspirant du sordide Cecil Hotel de Los Angeles et de ses nombreux faits divers, Katie Kento nous propose ici un thriller qui transpose les codes hitchcockiens à l'ère du 2.0., entre réseaux sociaux et podcast de true crime. L'intrigue, haletante, souffre cependant de quelques heureux hasards et d'un ton en décalage avec les sujets traités, ce qui a pu par moment impacter notre lecture. On se laisse cependant happer par les nombreux mystères de l'hôtel Ambrosia jusqu'à la dernière page.
 
 
 
Un grand merci aux éditions Slalom pour cette lecture !
 

samedi 11 avril 2026

Un hiver pour aménager son Terrier...

    
    Cet intitulé d'article est, avouons-le, peu représentatif de ce dernier hiver : on ne peut pas vraiment prétendre l'avoir passé dans les travaux et les aménagements, si ce n'est en payant le plombier pour le nouveau chauffe-eau (belle surprise que l'ancien qui s'est mis à fuir au beau milieu de la nuit début janvier – fun fact : le chauffe-eau est au premier étage, sur du parquet) et l'électricien, tout occupé depuis maintenant plus d'un an à mettre à jour tout le réseau électrique. Nous ne remettrons la main à la pâte que dans les prochaines semaines, pour un chantier qui a son importance : la bibliothèque ! En attendant de vous en offrir un aperçu, petit récap' saisonnier de nos sorties, visites, achats et occupations diverses... 
 
 ***
 

Escapades :
 

    Non, nous n'avons pas joué dans une nouvelle adaptation d'Hercule Poirot, pas plus que nous n'avons voyagé à bord de l'Orient-Express. Du moins, pas vraiment, même si les photos ci-dessous donnent l'impression d'avoir été prises lors d'une escale dans les pays de l'Est ou en Sibérie. Ce décor enneigé est bien celui du Terrier – enfin, plus précisément, de ses alentours : l'hiver nous a gâté d'un joli manteau blanc le temps de quelques jours, promesse de promenades à laquelle on n'a pas su résister...
 




    Mais revenons à ce décor furieusement Art-Déco : donc non, nous ne sommes pas monté à bord de l'Orient-Express, mais nous en avons vu un bel échantillon à l'occasion de l'exposition 1925-2025 : cent ans d'Art-Déco, au musée des Arts Décoratifs. Dans l'écrin absolument fou de l'aile Marsan du palais du Louvre, vestige de l'ancien palais des Tuileries, étaient rassemblés wagons du célèbre train, mobilier d'époque, accessoires, tenues, vaisselles... Un véritable voyage dans le temps consacré à une décennie que l'on considère comme l'une des plus fascinantes des points de vue culturel et esthétique.


 

 


    Un régal pour les amoureux de vintage, donc ! Même si l'on n'était pas tous venus vêtus pour la bonne époque, il ne fait aucun doute que cette exposition était faite pour notre joyeuse troupe...

*


    Autre décor qui valait le détour : le château de Compiègne, visité il y a quelques semaines dans le cadre d'un nouveau projet top secret avec notre amie Faustina, elle aussi amatrice de lieux chargés d'histoire. Résidence impériale iconique du Second Empire, notamment connue pour ses Séries de Compiègne (séjours de plusieurs semaines tous les ans à l'Automne), ce palais aussi imposant que labyrinthique a conservé quelque chose de très romantique.



     Parmi les quelques curiosités qui ont retenu notre attention : un escalier beaucoup moins fastueux que les autres, au style presque industriel (en son temps certainement réservé aux domestiques) et ce mystérieux doigt (enfin, ce qu'il en reste) retrouvé il y a fort longtemps dans une cheminée et conservé depuis dans cette petite boite...
 
***
 
Cadeaux, achats, acquisitions :
 

    Beaucoup de cadeaux Lapin offerts par Pouchky-Ficelle lors de notre dernière entrevue, mais aussi une belle rentrée d'ouvrages pour notre (future) bibliothèque, avec (c'est assez rare pour être noté) une razzia sur les bandes-dessinées, notamment les adaptations de romans jeunesse (une mode qui a la cote depuis quelques années). Nous avons ainsi acheté le tome 2 adapté de L'île du crâne : maudit Graal d'après Anthony Horowitz (sorti il y a déjà quelque temps) et deux nouveautés : une adaptation du premier opus de la saga Lockwood & co de Jonathan Stroud et une adaptation du premier tome de... Peggy Sue et les fantômes, de Serge Brussolo ! Cette série jeunesse, sortie au début des années 2000, n'a jamais été rééditée et on la croyait tombée dans l'oubli, mais il semblerait qu'elle bénéficie cette année d'une nouvelle mise en lumière... 
 
    Parmi les BD originales, ensuite, Minuit Passé de Gaëlle Geniller, dont le coup de crayon tout en finesse nous faisait de l’œil depuis quelques mois, Melancholia, une courte BD de Nicholas Gurewitch, apparemment très inspiré par l'univers d'Edward Gorey, et, enfin, L'étoile de Mo, une adorable bande-dessinée coréenne de Yeonju Choi.
    Du côté des romans, on nous a offert le très tentant L'énigme de Bletclhey Park, de Ruta Sepetys et Steve Sheinkin, on a reçu Hôtel Ambrosia, best-seller allemand de Katie Kento, le tome 5 de Tante Dimity, de Nancy Atherton, Victor Hugo vu par une ado et ses frères, de l'amie Faustina Fiore, et La maison des Hollandais de Ann Patchett. Malgré la PAL que constituait déjà l'ensemble de ces réception, on s'est offert Le dieu des bois, de Liz Moore, qui figurait sur notre wish list depuis environ un an.
 
***
 
Popote et casseroles :
 

    Manque de temps et absence d'idées en cuisine cette saison pour innover : on a fait essentiellement des classiques, surtout ceux qui réconfortent dès lors que les températures avoisinent le zéro degré. Lasagnes épinard, butternut et mozzarella un jour, Vindaloo de lentilles corail le lendemain, Mulligatwany la semaine suivante, et Carrot Cake en dessert. 
 

    Mais, tout de même, une nouvelle recette de purée de potimarron testée en plat salé et, du côté du sucré, deux desserts qu'on n'avait pas cuisinés depuis un moment maintenant : le cake anglais pommes, butternut et flocons d'avoine, et une pumpkin pie aux épices digne d'un conte gothique de Washington Irving...




***
 
Great News :


    On l'a évoqué tout récemment dans cet article, mais impossible de ne pas clore ce billet saisonnier en rappelant la grande nouvelle de cet hiver : la publication du premier tome des Enquêtes des sœurs Lumière, écrit à 4 mains par Faustina Fiore et votre humble serviteur. Nous avons eu l'occasion de lire de nouveaux avis ces jours derniers et ils sont toujours aussi enthousiastes ! Merci encore pour vos retours !

***
 
    Voilà pour le compte-rendu de cet hiver passé entre palais, musées et publication livresque. On vous retrouve dans quelques mois avec, on l'espère, une bibliothèque toute neuve, prête à accueillir tous nos livres qui dorment encore dans leurs cartons...