vendredi 16 mars 2012

Demain...


Demain, excursion parisienne pour le salon du livre! Un bon cru cette année, si l'on en croit le programme: un stand dédié à la bibliothérapie, une expositions sur la bit-lit (l'occasion de voir si certains résumés auront l'air aussi intéressant que les couvertures pourront être bien foutues!) et une autre sur le Doctor Who! Des dédicaces en perspective, peut-être une délicieuse pause repas si le stand de Paul est là comme l'an dernier, et aussi un petit détour par le square G. Brassens pour compléter ma collec' de bib' rose et verte! =p

En bref, une belle journée qui s'annonce (moins pour l'état de mon porte-monnaie mais on a rarement de bonnes omelettes sans casser d'oeufs...^^')

L'école des saveurs - Erica Bauermeister


The School of essential ingredients, Putnam, 2009 - Editions Presse de la cité, 2009 - Le livre de poche, 2011.



  Un jour, la petite Lilian se lance un défi fou : si elle parvient à guérir sa mère de son chagrin en cuisinant, elle consacrera son existence à la gastronomie. La magie d'un chocolat chaud aux épices opère et, une vingtaine d'années plus tard, Lilian anime tous les premiers lundis du mois un atelier de cuisine dans son restaurant. L'École des saveurs réunit des élèves de tous horizons qui, de l'automne au printemps, vont partager des expériences culinaires, découvrir la force insoupçonnée des épices, capables par leur douceur ou leur piquant, d'éveiller des ardeurs inconnues et de guérir des peines anciennes... Un savoureux roman culinaire, une ode à la gourmandise et aux sens.


***

Après avoir évoqué les énigmes artistiques comme critère de sélection dans mes lectures, ce livre récemment lu m'amène à parler d'un autre thème central que l'on peut retrouver chez plusieurs "occupants" de ma bibliothèque: la cuisine! Je crois que cela remonte à la première fois où, enfant, j'ai lu Charlie et la chocolaterie en bavant littéralement sur les pages à la simple évocation des fantastiques recettes de Willy Wonka, puis plus tard, en lisant le sublime Chocolat de Joanne Harris.  C'est donc tout naturellement que j'ai cédé à l'achat de ce livre dès qu'il m'a tendu les bras du haut de son présentoir.

  Il est resté quelques mois dans ma PAL avant que mon état d'esprit s'accorde à l'atmosphère qu'il laissait présager et que je me décide à l'ouvrir, le dévorant (jamais une métaphore n'aura si bien convenu). Et pourtant, il ne se passe pas grand chose car ce roman ne raconte pas une histoire mais en évoque plusieurs, se concentrant sur un personnage par chapitre. Le premier nous relate l'enfance de Lilian et sa découverte des plaisirs culinaires : alors que sa mère célibataire noie son chagrin dans la lecture, la petite fille parvient à lui redonner le goût de vivre grâce à celui du chocolat chaud et à une recette aussi appétissante et fantaisiste qu'une formule magique. Puis l'on se retrouve vingt ans plus tard: Lilian a ouvert son propre restaurant, où, chaque année, elle lance une nouvelle session de cours de cuisine hebdomadaires. Une nouvelle session débute justement et les nouveaux participants entrent en scène...

  De nationalités variées et de générations différentes, ils ne se connaissent mais apprennent à se découvrir au fur et à mesure qu'ils apprennent à cuisiner. Chaque chapitre se concentre sur l'un des élèves de Lilian et sur la recette qu'elle leur enseigne, cette dernière agissant à la façon d'une véritable "madeleine de Proust" sur le personnage. Les parfums et les saveurs réveillent les souvenirs, révélant les blessures secrètes, ranimant les sentiments, ou guérissant les chagrins à la façon de remèdes magiques dont seule Lilian aurait le secret et la connaissance. J'ai adoré ce personnage qui, au final, reste très secret et suscite autant la curiosité de ses élèves que la notre: une fois passé le premier chapitre qui lui est destiné, elle n'intervient qu'en tant que professeur et donne l'impression de lire de façon presque surnaturelle dans l'âme et le passé de chaque protagoniste, leur adressant des clins d'œil malicieux et des sourires entendus. Une sorte de Deus ex machina de la cuisine, en quelques sortes.

  Dès le premier cours de cuisine, les nombreuses descriptions m'ont fait craindre un livre de recettes plus qu'un roman, mais pas du tout: chaque préparation est certes minutieusement détaillée, mais avec une telle poésie que la magie a opéré à chaque fois. Je vous recommande de vous laisser porter par les images savoureuses qui vous viendront à l'esprit ainsi que par les histoires de chacun des personnages, tous attachants, et qui nous renvoient nécessairement à nous-même ou à quelqu'un qu'on a pu connaître.

  En bref: Un roman aigre-doux tout en nuances et en saveurs, à la fois léger et grave, plein de messages et de profondeur. Du feel good book poétique et gastronomique.

Pour aller plus loin...

Snow, Glass, Apple...


La semaine dernière, je parlais des deux adaptations cinématographiques de Blanche-Neige prévues pour cette année et envisageais de m'offrir quelques lectures autour de ce personnage. Afin de me faire patienter dans l'ambiance, j'ai donc dégoté quelques publications originales dont de nombreuses réécritures du conte:

- Blanche-Neige, la version traditionnelle des frères Grimm, illustrée par le talentueux Benjamin Lacombe.

- Mirror, mirror, de Gregory Maguire : une transposition de l'histoire à la cour des Borgia, en pleine Renaissance italienne.

- Snow, de Tracy Lynn : réécriture du conte dans l'Angleterre victorienne.

- Fairest of all, de Serena Valentino : la version de Walt-Disney mais racontée du point de vue de la méchante reine... et si on ne savait pas toute l'histoire?

- White as Snow, de Tanith Lee : une autre version se concentrant également sur le personnage de la reine, mais en associant le conte au mythe antique de Persephone.

J'ai déjà lu les deux premiers et donnerai mon avis prochainement ; je suis impatient de commencer les autres et ceux qui rejoindront éventuellement cette petite collection naissante! Si certains d'entre vous ont des titres à me conseiller, je suis preneur!

lundi 12 mars 2012

Contes de fées et cinéma; on remet ça!


J'en parlais d'en mon dernier article: le cinéma se prend de passion pour nos bons vieux contes de fées! J'avais évoqué plusieurs films adaptés de la Belle au Bois Dormant en projet, quelques recherches ainsi que des news toutes fraîches m'ont permis d'en apprendre plus; Actuellement, deux productions live sont prévues:

- Le premier, évoqué dès la sortie du Alice de Burton, s'intitulera Maleficent (Maléfique) ; réalisé par les studios Disney, il s'agira d'une version cinématographique du long-métrage animé des années 50 mais racontant l'histoire du point de vue de... la sorcière! Je trouve l'idée enthousiasmante et je suis impatient de voir ce que cela donnera. Concernant le casting, Angelina Jolie interprétera le rôle titre (ce qui ne me disait trop rien au départ, m'imaginant mal le visage pulpeux de l'actrice pour un personnage au physique si reptilien, mais les premières images preview sont convaincantes!).


Concernant le rôle de la princesse Aurore, j'ai appris tout récemment que le choix de la production se portait sur la charmante Elle Fanning, dont le petit bout de nez colle bien à son modèle animé, non? =D



- Le second projet, moins précis à l'heure actuelle, serait une version plus sombre car plus proche du texte original (reste à savoir duquel: la version de Perrault ou celle de Grimm?). Pour l'instant, rien ne semble bien défini et j'ignore jusqu'à la maison de production qui commercialisera ce film et qui le réalisera... L'actrice Hailee Stenfield (True Gritt) serait cependant déjà envisagée pour le rôle titre:


Après la guerre des Blanche-Neige au cinéma cette année, une autre princesse va donc prochainement inspirer deux films concurrents! Affaire à suivre!

jeudi 8 mars 2012

Blanche comme la neige, rouge comme le sang: la plus belle d'entre toutes à l'honneur en 2012.


J'évoquais il y a quelques temps ma passion pour les contes de fées; bien que je leur trouve à tous un intérêt, mon âme d'enfant et ma nostalgie font de certains mes favoris. En tête de liste ,je positionne La Belle et la Bête à égalité avec Blanche-Neige. Si ma fascination pour ce dernier est née avec le chef-d'œuvre de Disney, elle a redoublé lorsque j'ai découvert le texte original des frères Grimm vers l'âge de 9 ou 10 ans. Chacun sait que les enfants adorent les histoires qui font peur et ce contes, dont on a oublié le caractère horrifique à souhait, m'avait alors amplement satisfait de ce côté là: cannibalisme, meurtre et torture, le tout dans un écrin de couleurs. Car c'est l'un des détails qui m'a toujours fait préféré ce conte en particulier: outre sa noirceur et l'aura symbolique qu'elle dégage, cette histoire est à mes yeux rattachée aux trois couleurs qui définissent le personnage principal, et qui conviennent fortement bien au lecteur très "visuel" que je suis.
Blanc comme la neige,
Rouge comme le sang,
Noir comme l'ébène.

Les couleurs de la bit-lit avant l'heure (et avec plus de classe, non mais!). Chaque lecture de Blanche-Neige était pour moi une explosion d'images habitées par ces teintes contrastées.

J'évoquais dans mon post sur les contes de fées ma découvertes des versions étrangères; Blanche Neige ne fit pas exception à la règle et je m'amuse encore aujourd'hui à rechercher les mythes similaires que l'on trouve à travers le monde ou même d'une région à l'autre d'un même pays.

Il y a 2 ans, l'adaptation au cinéma d'Alice au pays des Merveilles par Tim Burton relança le goût du grand public pour les contes de fées et l'on pu constater quantité de projets cinématographiques ou télévisuelles se mettre en place à la suite. Je pense que cet engouement soudain montre bien qu'en ces temps difficiles, l'être humain éprouve le besoin d'aller chercher un peu de douceur et de distraction, peut-être même de s'offrir inconsciemment une petite catharsis à l'ancienne mode. Les années à venir vont donc nous offrir de belles adaptations en perspectives: des versions dérivées de La Belle au bois Dormant, deux projets de La reine des Neiges, autant pour Casse-Noisette, trois voire même quatre pour Pinocchio, idem pour la Belle et la Bête et jusqu'à huit pour le Magicien d'Oz! Et Blanche Neige ne fait pas exception puisqu'elle sera cette année à l'affiche de deux films cinéma:

- Blanche-Neige ( Mirror, Mirror) de Tarsem Singh, sortie en France prévue le 11 avril 2012:


La toute première image preview du film, diffusée sur la toile à l'Automne dernier, nous présentait une Lily Collins à gros sourcils et portant une robe à froufrous monstrueusement bariolée qui lui donnait l'effet d'une bonbonnière. J'avais fait la grimace... car si toute la palette de l'arc-en-ciel y passait, il n'y avait aucune trace de noir, de blanc, et de rouge et le tout faisait plutôt penser à une version live du dessin-animé de Disney.


Puis les autres images sont arrivées et j'ai commencé à trouver Lily Collins pas si désagréable, ou du moins acceptable à défaut d'être parfaite pour le rôle. La bande-annonce, diffusée fin 2011 m'a en revanche fait très peur: quand j'avais lu que cette adaptation prenait l'angle de la comédie, je ne m'imaginais pas un ton si parodique, ce qui était dommage, à voir les décors et les costumes assez impressionnants... Bref, je ne savais trop quoi en penser, jusqu'à ce que j'apprenne que le réalisateur n'était autre que Tarsem Singh, dont j'avais adoré le sublime film The Fall et son esthétique saisissante. Dans la foulée, un site me révélait que la styliste de cette version n'était autre que Eiki Ishioka, qui avait fait les superbes costumes du Dracula de Coppola. Du coup, je regarde ce film d'un autre œil et j'attends de voir ce que cela donnera. Tarsem Singh, pour plus de réalisme, a tenu à ce que la majorité des décors soient construits à l'échelle réelle et non créés par images de synthèse, ce qui explique sans doute la beauté des paysages. Les scénaristes ont quant à eux décider de ne pas se restreindre à la version des frères Grimm comme unique référence mais ont procédé à un véritablesbrassage des versions de Blanche-Neige que l'on trouve dans le monde, afin d'y puiser de quoi réécrire une histoire complète (Cette dernière info m'a particulièrement enthousiasmé, je crois que c'est inutile de le préciser^^).





- Blanche-Neige et le chasseur (Snow White and the huntsman), de Rupert Sanders, sortie en France prévue pour le 13 juin 2012:


Sur le papier, le projet me paraissait étrange: une relecture du conte, où le rôle du chasseur serait mis en avant et dans lequel il préparerait l'héroïne à se battre contre sa belle-mère. Pourquoi pas, je demandais à voir. Les premières images preview sont apparues sur la toile à l'Automne, dévoilant des personnages tous revêtus de noir, de blanc, et d'argent, une Charlize Theron impeccable en reine à la beauté glaciale, et une Kristen Stewart...en armure!


Cet accoutrement pour le moins surprenant donnait pourtant le ton de cette version, très différente du projet de Tarsem Singh, et dont la bande-annonce confirma l'atmosphère très dark fantasy, peuplée de créatures monstrueuses et de batailles. Comme je crois l'avoir déjà dit, je ne suis pas un fan de fantasy et mes impressions étaient mitigées: j'aimais la narration par Charlize Theron, la musique, l'omniprésence des corbeaux, une Blanche-Neige crédible (Kristen Stewart, sans être un canon de beauté, est dotée d'un physique qui exprime une certaine pureté, et que je trouve très appropriée au personnage). Cependant, tout comme pour l'autre version, je reste ouvert et j'attends de voir ce que ce film a à nous montrer...


D'autres projets adaptés de Blanche-Neige sont déjà lancés pour la télévision ou le cinéma pour les années à venir, et je suis persuadé que les futurs réalisateurs qui y puiseront l'inspiration trouveront matière à proposer des regards différents mais non moins intéressants! En attendant de découvrir laquelle "sera la plus belle d'entre toutes", je sens que je vais m'offrir un petit challenge personnel de lecture sur ce personnage, histoire de me faire patienter! =D

mardi 6 mars 2012

Les étranges soeurs Wilcox, tome 1 - Fabrice Colin


Les étranges soeurs Wilcox: les vampires de Londres, Gallimard jeunesse, 2009.

Londres, 1888. Amber et Luna Wilcox s'arrachent des profondeurs du cimetière où elles se sont réveillées sans aucun souvenirs, persuadées d'y avoir été enterrées vivantes. Alors que leur mémoire refait peu à peu surface, elles découvrent que leur maison a brulé et leur père, disparu. Toutes deux recueillies par le célèbre Sherlock Holmes et son acolyte le Dr Watson, les sœurs orphelines réalisent qu'elles sont devenues...des vampires! S'adaptant peu à peu à leur nouvelle condition, Amber et Luna décident de mettre leurs nouveaux pouvoirs au service des Invisibles, un groupe occulte qui tente de lutter contre l'emprise grandissante du clan des Drakull, vampires engendrés par le puissant comte Dracula. Ce combat va alors les confronter à celui qui sème la terreur dans les bas-fonds de la capitale: Jack l'Éventreur en personne...




Après ma lecture de La malédiction d'Old Haven, je ne pouvais décemment pas m'arrêter en si bon chemin dans la bibliographie de Fabrice Colin, le résumé de ce livre me forçant littéralement à l'achat ( époque victorienne, comte Dreacula, Sherlock Holmes... miam miam!).
Cependant, je dois avouer une légère déception... Après la malédiction d'Old Haven, je m'attendais à voir de nouveau les poils de mes bras se dresser à chaque ligne et mon rythme cardiaque s'accélérer face à la plume virevoltante de l'auteur... mais peut-être parce que destiné à un public plus jeunes, ce roman ne m'a pas fait autant d'effet.

Sherlock Holmes et Watson par Sidney Paget, 1892.

L'intrigue est pourtant d'une grande richesse: On croise au fil des pages Bram Stoker ou encore les personnages issus de l'univers holmésien, et l'on s'amuse des nombreuses références littéraires (Les amants papillons, le marché des gobelins...) et historiques (Elizabeth Bathory, les représentations de MacBeth au Lyceum Thater avec Ellen Terry et Henry Irving, les crimes de Jack l'Éventreur...). Cet audacieux melting-pot à la sauce XIXème m'a énormément fait penser à la BD La ligue des Gentlemen Extraordinaires (Fabrice Colin dispose même les Invisibles d'un quartier général aquatique, génial sous-marin évoquant le Nautilus et ajoutant une ambiance steampunk à son histoire), mais sans en atteindre la qualité.

Bram Stoker à la fin du XIXème siècle.

J'ai en effet un énorme (bon d'accord, pas si gros que ça ^^) reproche à formuler concernant les nombreuses prises de liberté par rapports aux œuvres d'origines ou faits historiques auxquelles l'auteur fait ici référence: la mort de Watson, le modus operandi de Jack l'Éventreur, mais surtout la personnalité de Holmes, parfois très loin du misogyne complexe créé par Conan Doyle. Cependant, parce que je me doute bien qu'il s'agit là de choix scénaristiques murement réfléchis et non d'une mauvaise connaissance de ses sources d'inspiration, et aussi parce que c'est Fabrice Colin (désolé, je ne parviens pas à être objectif ^^'), de n'ai pu m'empêcher, de façon générale, d'apprécier ce roman. Ce genre d'histoire étant de plus assez rare dans la littérature jeunesse francophone, je reconnais avoir été assez séduit pour vouloir connaître la suite et lire les autres tomes!

La découverte d'un crime de Jack l'Éventreur, telle qu'on la trouvait mise en image dans les illustrés de l'époque.

samedi 3 mars 2012

Once upon a time...

Lecture des contes en famille, Gustave Doré, 1862.

Je n'ai pas encore eu l'occasion d'en parler mais une de mes nombreuses passions touchant à l'univers de la littérature est celle des... contes. Je ne parle pas des contes de fées façon Disney, bien que ces versions aient également bercé mon enfance et que je les apprécie beaucoup également, mais des textes originaux: les contes traditionnels et ceux issus de la tradition orale.

Enfant, on m'a très vite fait côtoyer le monde du livre (je viens d'une famille de lecteurs, il est donc normal que cela se soit transmis dans les habitudes du quotidien) et cela passait bien évidemment par les contes lus avant d'aller dormir. Mes souvenirs sont principalement rattachés aux nuits que je passais chez mes grands-parents: ma grand-mère m'avait offert un superbe recueil de contes que j'adorais et m'en lisait un chaque soir, assise à mon chevet tandis que j'écoutais patiemment, confortablement installé sous la couette.

Avec le temps, et bien que je commençais à me tourner vers d'autre formes de littératures, l'intérêt pour les contes resta présent et je découvris peu à peu les textes originaux, les versions étrangères, les reprises et modifications d'un même mythe au cours de l'Histoire, etc... Ces textes, s'ils relèvent bien du merveilleux, sont loin des charmantes histoires de princes et de princesses auxquelles nous a habitué la firme Disney: mystérieux, étranges, sombre, et parfois violents, ces contes n'étaient à l'origine pas destinés uniquement aux enfants mais aux jeunes gens faisant le premier pas dans l'âge adulte. Peuplés de symboles et porteurs de morale, ces contes avertissent leurs lecteurs des dangers du monde et de ses faux semblants, sous couvert de situations fantastiques et de chimères merveilleuses.

J'aime leur dimension métaphorique et didactique, la vérité cachée de ces histoires et les nouvelles interprétations qu'on peut leur donner de nos jours: adaptations cinématographiques, réécritures, références... C'est pourquoi il sera certainement très courant de voir chez moi des articles destinés à cet univers! D'ailleurs, si toutefois certains d'entre vous ont des titres à me donner, je vous invite fortement à le faire! ;)