lundi 11 décembre 2017

Un Noël au siècle des Lumières : un hiver en Emilie et Voltaire à venir...

Création graphique d'après La mécanique des dessous.

   Alors que l'Automne touche à sa fin et que les illuminations de Noël sont déjà bien installées dans nos contrées, je viens moi-même rejoindre la préparation des festivités de fin d'année! La meilleure façon de se mettre dans l'ambiance est d'accorder ses lectures à la saison, et puisque plus on est de fous, plus on rit, je rejoins pour la troisième année consécutive le Challenge Christmas Time de Mya Rosa, pour lequel cet article sert également de billet de présentation.  


  Comme vous le savez certainement, je planche depuis quelques temps sur ma décoration éphémère, dont le thème a déjà été choisi depuis un an environ. Après La Belle et la Bête l'an dernier, Noël 2017 se fera donc sous le signe de ... *roulements de tambours*... Émilie du Châtelet et le siècle des Lumières! 
  En effet, tout comme mes billets saisonniers rythmés par l'année commémorative de cette femme d'exception en terres lorraines (en particulier le cycle d'expositions lunévillois Emilie(s), qui s'est écoulé de Fin 2016 à l'Automne 2017), j'ai choisi d'en faire le thème de mes fêtes de fin d'année.



  A quoi devons-nous nous attendre? Outre des références à la divine Émilie, première femme de sciences française en plein siècle des Lumières, je vous propose un petit retour dans le temps, à l'époque des tous premiers... sapins de Noël! En effet, on l'a oublié, mais en France, l'apparition du sapin de Noël tel qu'on le connait remonte au XVIIIème siècle et plus encore, chez des contemporains de la Marquise. Explications...

 Robe de chambre et bonnet de nuit XVIIIème comme en portait Voltaire,
parfait pour les longues soirées d'hiver au coin du feu!

 Si l'on fêtait déjà Noël depuis bien longtemps (célébrations religieuses obligent), la tradition du sapin est importée d'Europe de l'Est par ... Marie Leczinska, reine de France et épouse de Louis XV, qui l'introduit à Versailles en 1738. En effet, on trouvait quelques traces de cette coutume en Alsace depuis le XVIème siècle, mais elle était surtout répandue en Allemagne, Lorraine, et... Pologne, patrie d'origine de la reine Marie et de son père Stanislas Leczinski, à qui Louis XV offre justement les terres du duché de Lorraine et de Bar où il s'installe au très beau château de Lunéville.

  A l'époque, les décorations du sapin sont à la fois plus simples et plus naturelles qu'aujourd'hui : pas de réelles guirlandes ou de boules scintillantes mais des rubans et de belles pommes brillantes suspendues aux branches. Pommes de pin et fuseaux parfumés complètent le tout. Il n'empêche, on tient là la première version la plus proche de notre sapin de Noël actuel!

 Sapin à la mode d'Emilie conçu dans le cadre du cycle Emilie(s) par J.L.Janin-Daviet,
photographies de A.Marchi.

  Émilie du Châtelet, lorraine par son époux, fréquente la cour de Versailles et a déjà rencontré Marie Leczinska. Elle rend également plusieurs fois visite au père de cette dernière, le "bon roi" Stanislas, qui aime recevoir à la cour de Lunéville (surnommé le Versailles lorrain) la crème de la crème des Lumières et qui porte une affection sincère à l'encontre d’Émilie et Voltaire. De là, donc, à imaginer qu’Émilie a nécessairement eu vent de cette coutume du sapin, il n'y a qu'un pas. De là à imaginer qu'elle aurait pu en faire un elle-même en son château de Cirey, également.

 Noël de Marquise XVIIIème siècle au château de Sézanne (source)

  C'est donc dans une atmosphère d'érudition propre à la divine Marquise que se fera ce Noël : dans les teintes bleu et or fétiches de son blason familial, entre préciosité de l'esprit XVIIIème siècle et sciences des Lumières, et bien évidemment avec un authentique sapin à la Marie Leczinska! La Lorraine d’Émilie et de Stanilas s'invitera également à la table du Réveillon avec les traditionnelles madeleines de Commercy et les fameux macarons de Nancy (oui, oui, tous les deux ont bien été inventés à la cour de Stanislas), le célèbre Baba au rhum (conçu par le pâtissier attitré de Stanislas également), sans oublier un petit verre de Parfait Amour, la liqueur qui faisait fureur à la cour de Lorraine!


Château de Cirey, demeure d’Émilie, sous la neige.


Sortez vos robes à paniers, enfilez vos casaques, poudrez vos perruques,
et que la fête commence!

 Scène du film biopic Divine Emilie.

dimanche 10 décembre 2017

Alfie Bloom et la Sorcière du l'Île du Démon (Alfie Bloom #3) - Gabrielle Kent.

Alfie Bloom and the witch of Demon Rock, Scholastic, 2017 - Editions Michel Lafon (trad. de C.Laumonier), 2017.



  Il est grand temps pour Alfie Bloom de voyager dans le passé pour débuter son apprentissage auprès d’Orin Hopcraft, le dernier des grands druides. Car la magie qu’il a en lui, plus indomptable que jamais, peut l’entraîner à tout instant vers son côté obscur… Mais alors que le garçon commence à peine à comprendre son pouvoir, une étrange créature de ténèbres attaque ses proches et plonge Orin dans un coma profond. Pour sauver ses amis, Alfie doit à tout prix trouver la seule personne à même de l’aider : la sorcière de l’île du Démon.


*** 

  C'est toujours un plaisir à l'approche de chaque hiver que de découvrir un nouveau tome d'Alfie Bloom. Après le tome 1 et le tome 2, l'Anglaise Gabrielle Kent revient pour un troisième opus des aventures du jeune garçon apprenti druide.

 Edition originale anglaise.

  Cette fois, Alfie et ses amis doivent remonter les siècles jusqu'au Moyen-Âge : ils y retrouvent le druide Orin, qui a choisi Alfie depuis son lointain passé pour lui succéder. Au cours de leur séjour en pleine ère médiévale, le jeune garçon devra apprendre à maîtriser la magie cachée en lui tandis que ses camarades développeront des compétences qui feront d'eux des alliés de choix dans sa quête : divination, herboristerie, érudition... Des qualités qui deviennent très vite nécessaires lorsque les villages environnants sont tour à tour attaqués par un spectre, lui-même envoyé par un ennemi  dissimulé dans l'ombre. Son but est bien évidemment de voler les pouvoirs d'Alfie... Aussi, lorsqu'Orin lui-même est blessé par le spectre et plongé dans un état de léthargie complète, la petite troupe n'a plus qu'à s'en remettre à la protection de Bryn, le garde-chasse du Druide, pour le sauver et vaincre le spectre et son émissaire. Le magicien a laissé derrière lui un dernier indice menant à une île perdue, dont la légende raconte qu'elle est habitée par une sorcière... une possible alliée? Voilà donc Alfie et ses amis qui partent à sa recherche en pleine époque médiévale, une période semée d'embuches...


  Plonger la joyeuse troupe d'Alfie en plein Moyen-Âge est l'excellente idée de ce troisième tome : ce nouveau cadre vient dynamiser la série et évite ainsi de sombrer dans la redite. L'époque, sujette aux surprises et aux péripéties, poussent les personnages dans leurs plus lointains retranchements et oblige à développer des trésors d'imagination et de connaissance pour y survivre : on suit bien évidemment tout ça avec grand intérêt et grand enthousiasme!

Le château d'Orin, concept art de Po An Yen.

  Dans la continuité de ce décor, on sent l'envie de l'auteur de gagner en maturité dans son écriture et dans les personnages : livrés à eux-mêmes, ils gagnent en autonomie, paraissent plus "grands", et leur aventure se teinte d'éléments plus complexes, plus sombres aussi. Dans cette ordre d'idées, Gabrielle Kent développe des idées très sympathiques : après des inspirations de départs qui évoquaientt la gentille littérature anglaise fantastique de C.S.Lewis et du "Petit Peuple" folklorique, elle s'oriente cette fois vers des figures plus ténébreuses de la mythologie fantastique et nécromantique. L'origine qu'elle donne au spectre de l'histoire, un composé magique de plusieurs âmes tirées de leurs tombes et missionnées par une tierce-personne, est ainsi l'une des meilleurs créations du roman ( et peut-être bien plus que son émissaire en question, finalement un peu fade en comparaison, mais cela semble admis par les personnages eux-mêmes). 

 La sorcière de l'île du Démon, créature qui réserve quelques surprises...

  La magie que doit apprendre à utiliser Alfie se pare également d'une dimension plus obscure dans l'énergie qu'elle puise, ce qui devient là aussi un des meilleurs leitmotivs du récit. Un autre des points forts, qui se dessinait depuis le début de la saga mais qui se confirme ici : bien que la série s'intitule Alfie Bloom, Gabrielle Kent met au premier plan ses adjuvants directs, ses fidèles amis qui l'accompagnent depuis le premier tome. Développant ici leur potentiel de talents et de connaissances druidiques, Amy, Maddy et Robin deviennent des héros tout aussi important qu'Alfie, et tous forment une constellation où chacun se complète aux autres.

Alfie et Amy, concept art d'Alec Chalmers.

  Le gros point faible reste à mon sens le texte, et par là j'entends le texte français, très inégal. Si je ne peux juger de l'exactitude de la traduction (n'ayant pu comparer avec la version originale), je n'ai pu m'empêcher de tiquer à plusieurs reprises face aux tournures de phrases tortueuses ainsi qu'à certains termes maladroits ( "Les Parques m'ont reparlé hier" ou "J'ai passé ma magie en toi"... bof, bof..) qui donnent l'impression d'un premier jet traduit au mot à mot et jamais relu pour être affiné. C'est bien dommage...

En bref : Un troisième tome à l'intrigue très sympathique qui continue d'élargir l'univers d'Alfie Bloom et de faire évoluer les personnages, de sorte que le lecteur n'a pas l'impression de tourner en rond. On regrette seulement le caractère inégal de la traduction, qui perturbe quelque peu le plaisir de la lecture...
  Présenté par l'éditeur comme une trilogie, on ne sait si l'auteure signe ici son dernier tome d'Alfie Bloom. Les aventures du jeune druide pourraient très bien s'arrêter ici, ou pourquoi pas, se poursuivre... l'avenir saura nous le dire, mais il ne fait aucun doute que Gabrielle Kent a l'imagination pour créer de nouveaux univers...


Un grand merci aux éditions Michel Lafon.

Great news #2

 (source : Nakisha)


  Après l'annonce cet été de mon premier contrat d'illustration, un nouveau petit article de blabla pour partager une récente nouvelle qui m'a fait très plaisir, et dont j'ai parlé sur la page facebook du blog...

  Fin octobre, l'excellent webzine littéraire Ernest Mag ( ernestmag.fr ) a fait un appel à chroniques dans le cadre de sa rubrique "colonnes ouvertes". Plusieurs lecteurs, internautes et blogueurs ont pu envoyer la critique d'une de leurs dernières lectures en vue de la voir publiée sur le site.
  Ayant à l'époque tout juste chroniqué Les sorcières du clan du Nord pour le challenge Halloween, j'ai donc tenté ma chance avec mon article sur ce roman jeunesse que j'avais beaucoup apprécié. J'ai appris quelques temps plus tard que j'avais la chance d'avoir été sélectionné!


  Le 29 Novembre dernier, mon billet a été mis en ligne sur ernestmag et annoncé dès la page d'accueil sous l'intitulé "Mes sorcières bien aimées", un chouette honneur qui a égayé  cette fin d'Automne! L'article est à retrouver ICI. Merci Ernest!


  Pour ceux qui ne connaissent pas Ernest, il s'agit donc d'un webzine de culture littéraire. Qu'est-ce qu'un webzine? C'est comme un magazine, mais sur le web! Si de nombreux articles sont en accès libre, certains contenus et privilèges sont donc soumis à abonnement, et des news et articles inédits sont mis en ligne chaque semaine.


  La ligne éditoriale d'Ernest se veut enjouée et décomplexée, un enthousiasmant mélange d'érudition et de fantaisie : la preuve que la culture n'est pas forcément assommante. Leur mot d'ordre est qu'on peut lire de tout et en parler du moment qu'on le fait correctement, ce qui casse dès lors l'aspect faussement élitiste si souvent attaché à la littérature. Outre les chroniques mises en ligne, ce site génial propose des rencontres, des interviews, et même des box littéraires, le tout en valorisant le milieu des libraires indépendants. Alors courrez vite découvrir Ernest, lisez-le sans modération et parlez-en autour de vous!


samedi 9 décembre 2017

Un automne toujours aussi émilien...

Pedro Pan Rabbit conduisant la divine Emilie à Fléville à travers les paysages automnaux...

  La date officielle de l'Hiver approche : vite, vite, avant que nous ne soyons totalement gelés (car ici, c'est neige, grêle, et givre), un petit billet de blabla récapitulatif saisonnier en compagnie d'Emilie du Châtelet, dont nous fêtons aussi l'année commémorative sur le blog...


Promenades littéraires aux jardins:

  En effet, après l'exposition au musée abbatial de Lunéville au Printemps dernier, et la visite des forges dans le pure style d'un haut fourneau des Châtelet cet été, l'Automne émilien s'est célébré au château de Fléville devant Nancy où l'on fêtait également le cycle Emilie(s) .


  Pourquoi? Car ce château d'époque Renaissance à quelques kilomètres de Nancy fut, au XVIIIème siècle, la propriété de la Marquise des Armoises, amie d'Emilie du Châtelet. Toutes deux passionnées par les Arts et liées par une même ouverture d'esprit, elles auraient passé des heures à concevoir des projets d'agrément de leurs parcs et jardins respectifs. Raison pour laquelle dans la continuité du cycle d'expositions consacré à la Marquise du Châtelet, le Château de Fléville proposait l'exposition Rêves de Jardin, dévoilant au grand public les plans originaux et maquettes des jardins à la française du château, conçu par Gervais, élève de Le Nôtre, rien que ça!


Un aperçu des intérieurs du château et de l'exposition visibles sur le net.

  Une bien belle visite en perspective, organisée à l'avance, et qui a malheureusement conduit à une petite déconvenue : arrivés sur place après près de deux heures de route, nous avons appris que la propriétaire des lieux avait du s'absenter en urgence et que, par conséquent, les visites guidées à l'intérieur du château étaient annulées. A défaut de profiter de l'exposition, nous avons donc visité les jardins et dépendances, profité du potager, de la glacière, de la laverie, de l'orangerie, de la volière et des allées romantiques qu'a probablement emprunté Emilie du Châtelet elle-même il y a de cela plusieurs siècle. Avant de partir, nous avons même fait un détour par la charmante chocolaterie artisanale installée à l'entrée.






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  Flâneries automnales et feuilles qui craquent:

  Si les couleurs d'automne perçaient tout juste lors de notre visite en terres lorraines, elles n'ont pas tardé à exploser autour du Terrier. C'est toujours la bonne excuse, certes un peu facile mais enthousiasmante, pour mitrailler le paysage et se percer la rétine de ses teintes rougeoyantes! C'est donc armé de mon appareil que je suis parti en campagne photographique dans les bois environnants, sur un ancien site de château fort aujourd'hui disparu mais dont le relief en promontoire a gardé la mémoire...






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 Jeu de Piste à Paris et visites mortuaires:

  Je ne sais plus si je l'ai évoqué dans un de mes précédents articles de blabla, mais cette année est professionnellement chargée avec, principalement, un événement culturel à organiser pour deux cent personnes et qui mette en valeur le patrimoine local. Inspiré par l'enquête annuel du Quai du polar de Lyon, je suis donc en train de construire un jeu de piste (et à tiroirs, il ne faudrait pas que ce soir trop facile!), pour lequel je suis allé chercher quelques idées sur Paris. Car la ville propose plusieurs parcours à énigmes  de durées et distances différentes, reposant sur la culture et les décors symboliques de la capitale. C'était quelques heures avant d'aller au Rocky Horror Picture Show, nous avons imprimé notre guide et filé aux superbes Jardins du Luxembourg, que je ne connaissais pas encore, pour plusieurs kilomètres de marche et de mystères à résoudre à travers Paris!


Encore une statue qui fait un selfie! (à gauche)
la fontaine des Medicis (à droite). 

  Le lendemain, à peine remis de notre soirée de débauche au Rocky Horror Picture Show, nous nous sommes dépêchés d'aller faire la queue aux Catacombes de Paris, que nous rêvions tous d'aller voir. Nous avions prévu d'arriver une demie heure avant l'ouverture pour être dans les premiers, mais notre fatigue aura eu raison de nous : nous avons été contraints à deux heures de file d'attente, deux heures pendant lesquelles nous avons bénéficié d'une météo plutôt clémente et avons occupé le temps d'un jeu de questions sur l'Histoire de la gastronomie qui nous aura bien amusé! Pour ceux qui se demande si le sacrifice en vaut la chandelle, je réponds que oui : les catacombes sont vraiment à voir! les lieux, quoi que encore bien deux fois sous le niveau de la Seine, sont très aérés et on ne se sent pas du tout confiné. Bon, le plafond est un peu bas pendant quelques dizaines de mètres mais là encore, le jeu en vaut la peine. La visite est introduite par de grands panneaux qui reviennent sur l'origine historique des Catacombes, soit une nécessité d'hygiène et de désengorgement des cimetières dès le XVIIIème siècle ; la suite peut se faire avec audio-guide mais même en visite libre, c'est tout à fait passionnant.




  Après tous ces squelettes et un tour dans la très tentante "catacombe store shop", nous avons filé au bien nommé Bistrot des catacombes de l'autre côté de la rue où j'ai goûté mon premier veggie burger au pain de charbon actif! Puisque nous étions en période d'Halloween, les couleurs étaient de mise:


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In the mood of Riverdale...

    Avec l'Automne a repris l'une de mes récentes séries favorites : Riverdale, teen drama et véritable plaisir coupable, adapté des célèbres Archie Comics et du dessin animé Archie mystère & Cie. Bienvenue dans une Amérique adolescente totalement eyes candy à l'esthétique un peu figée dans le temps, où viennent s'inviter le meurtre et la corruption. Jeune égérie du lycée portant bomber de Quaterback et petite fille à papa arborant fièrement son collier de perles, tout ça file s'avaler des milkshakes au diner local. 


  Une amie et moi nous laissons de temps en temps gagner par l'atmosphère de cet univers ( quelque chose entre du bovarisme maladif et une légère geekerie ), si bien que j'ai investi dans un solide et superbe bomber (au vu du prix, il ne peut-être que solide et superbe, si, si), que mon amie a porté avec grand plaisir un collier de perles , et que, vêtus de pied en cape à la mode Riverdale, nous avons pris le tram pour notre cantine américaine favorite - sous les regards éberlués de supporters qui, eux, descendaient à l'arrêt Parc des Sports pour le match de l'année. Même arrivés à destination, avec nos coupes rockabilly complètement raccords avec le sol en damier et les banquettes vintage, nous avons fait notre petit effet sur les autres clients .



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Popotes et casseroles:

  Du côté des fourneaux, je n'ai pas été hyper productif. Enfin, si, mais disons que j'ai beaucoup produit pour les gourmandises littéraires d'Halloween, que vous avez pu voir pendant les mois d'Octobre et Novembre et qui ont demandé beaucoup de temps. Pour ce qui est de l'alimentation de tous les jours, il y a eu comme chaque année le grand retour des courges! Après des débuts un peu faciles avec un pain de seigle aux graines de courge, j'ai testé le bread pudding salé au potimarron (issu d'un livre de recettes très sympathique estampillé veggie-bio de Cléa). J'ai testé pour la première fois un essai potager de Daddy Rabbit : un lointain cousin (asiatique, je crois), du potiron : des buffy balls (oui, comme la tueuse de vampires...) sortes de minis citrouilles comestibles à cuisiner farcies. Verdict : c'est bien joli mais ce n'est pas transcendant (texture filandreuse pas très relevée).

 

  Et pour rester dans les couleurs orangées, il y eu les curry : curry de crevettes et un délicieux curry de poissons (pas de moi, mais c'était tellement appétissant que j'ai pris une photo. Oui, on sait, je suis adepte du food porn...)


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Bricoles et fariboles:

  Gros manque de temps dans cette dimension, parce que toute mon énergie créative a été mangée par les mises en scène des gourmandises littéraires évoquées plus haut et la décoration d'Halloween. Restent quand même quelques petites choses comme cette illustration de Peter Pan très à propos, offerte à un enfant qui quittait l'institution où je travaille, et cet agenda décoré aux couleurs de Sherlock Holmes pour une amie fan de l’œuvre de Conan Doyle. Et pour ce qui est de ce cadre baroque en pleine restauration, c'était le premier pas vers ma décoration de Noël à venir... (allez, des idées? Qui pour deviner le thème de cette année? ^^).


  Et en prévision de futur bricolages et créations, on m'a fait cadeau de ces très jolis sets de tampons encreurs à l'effigie d'Alice au pays des merveilles et de Dorothy du Magicien d'Oz:

 (cliquez pour voir en grand)

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Acquisitions et cadeaux :


  Nous ferons l'impasse sur le dressing, passablement BIEN rempli cette saison (outre le bomber de teenager américain, j'ai été pris d'une fièvre acheteuse peu raisonnable, il faut l'avouer) et évoquerons juste cette écharpe tricotée main de deux bons mètres de long et offerte par Mother Rabbit à l'approche des premiers froids hivernaux. Et puisque nous sommes dans la catégorie cocooning, on m'a aussi récemment offert ce très joli coussin Peter Pan... j'ai, à l'évidence, des amis qui ne me connaissent pas du tout =D.


  A l'occasion d'une énième retrouvaille parisienne avec Clochette/Tinker Bell (pour aller voir le muscial de La famille Addams), elle m'a encore une fois gâté d'un florilège de bricoles et cadeaux réunis depuis un de ces récents voyages à Copenhague et Hambourg, complété d'un set de dessous de verres XVIIIème siècle venant satisfaire mon amour pour le siècle des Lumières.


    Côté bibliothèque (non, non, il n'y en aura JAMAIS assez), on m'a offert le très beau livre Quelques minutes après minuit, réunissant le roman original et les secrets de tournage de l'adaptation cinématographique, et une anthologie qui sera parfaite pour le challenge Christmas Time de Mya Rosa : Crimes et Fantômes de Noël. Je me suis racheté en format papier l'excellent Nous avons toujours vécu au château de Shirley Jackson (que je n'avais qu'en format numérique) et son livre Maison en hantée en prévision du challenge Halloween 2018 de Lou & Hilde (dont on sait qu'il sera consacré aux fantômes et revenants). On reste dans l'effrayant et l'horrifique avec le roman Cannibales, qui m'a séduit par sa couverture (une tasse de fine porcelaine dégoulinante d'un filet de sang) et deux récits récemment adaptés à l'écran : D'après une histoire vraie de D. de Vignan (thriller psychologique honoré du prix Goncourt des Lycéens) et Captive de M.Atwood (inspiré d'un fait-divers sanglant dans l'Amérique du XIXème siècle). Enfin, côté iconographie, j'ai découvert il y a peu une collection de petits livres édités par la BNF autour de thèmes variés, réunissant des images d'archive conservés à la Bibliothèque Nationale de France : études d'oiseaux à l'aquarelle, cartographies anciennes, mode vintage... c'est ce dernier thème que j'ai choisi, avec Elégantes : florilège de photographies de mode féminine des années 1910 à 1940. Un régal pour les yeux.


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   Voilà pour cet Automne riche en aventures et en découvertes! Je vous retrouve très vite pour un nouveau billet d'humeur introduisant les festivités hivernales et officialisant ma participation à venir au challenge Christmas Time de Mya Rosa! En attendant, je retourne déblayer la neige qui persiste à tomber devant mon Terrier...