jeudi 11 octobre 2018

La Maison Hantée - Shirley Jackson.

The Haunting of Hill House, Viking, 1959 - Maison hantée (trad. de M.Mols), Librairie des Champs-Elysées - Hantise, Pocket, 1999 - La Maison Hantée (trad. revue par F.Duvigneau), Rivages.

  Construite par un riche industriel au XIXe siècle, Hill House est une monstruosité architecturale, labyrinthique et ténébreuse, qui n'est plus habitée par ses propriétaires. On la dit hantée. Fasciné par les phénomènes paranormaux, le docteur Montague veut mener une enquête et sélectionne des sujets susceptibles de réagir au surnaturel. C'est ainsi qu'Eleanor arrive à Hill House avec ses compagnons. L'expérience peut commencer, mais derrière les murs biscornus, les fantômes de la maison veillent et les cauchemars se profilent...
   Née il y a exactement cent ans, Shirley Jackson est considérée comme la reine du roman gothique moderne. On lui doit également le formidable "Nous avons toujours vécu au château", publié en Rivages/Noir.


«Les histoires de Shirley Jackson sont parmi les plus terrifiantes qu'on ait jamais écrites.» (Donna Tartt)

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  Le challenge Halloween rend aujourd'hui hommage à une grande auteure, qui a su illustrer son talent autant dans la littérature classique que dans la littérature d'horreur : Shirley Jackson. Après son glaçant Nous avons toujours vécu au château présenté il y a deux ans, attardons-nous aujourd'hui sur son autre chef-d’œuvre : La Maison hantée. Écrit en 1959, il fut adapté une première fois à l'écran sous le titre La Maison du Diable dans les années 60, puis une seconde fois en 1999 sous le titre Hantise. A la veille de la diffusion sur Netflix de la mini-série The Haunting of Hill House, qui marquera la troisième transposition du livre à l'écran, La Maison hantée est donc plus que jamais the book to read.

 La maison du diable, 1963.

  Hill House est une vaste demeure à l'architecture aussi complexe et vertigineuse qu'un trompe-l’œil, construite dans les collines par un riche industriel du nom de Hugh Crain à la fin du XIXème siècle. L'histoire de cette maison et la fin tragique de ses occupants ont donné à l'endroit une sinistre réputation, dont celle d'être hanté... d'ailleurs, tous ses propriétaires successifs ne l'ont-ils pas quitté à la suite d'événements inexpliqués? Les derniers en date se sont empressés de la mettre en location avant de fuir pour Paris... Mais voilà qu'un scientifique, le Dr Montague, propose de leur louer dans le cadre d'une expérience de parapsychologie : son but est de prouver l'existence de phénomènes paranormaux en invitant à résider à Hill House des personnes dotées de prédispositions occultes et étudier les événements qui se produiront alors. Le rejoignent alors sous le toit de Hill House l'extravagante Théodora, artiste new-yorkaise libérée et indépendante, la fragile Eleonore, qui après des années de maltraitance par une mère démente espère trouver dans cette aventure une forme de liberté, et Luke Sanderson, neveu des actuels propriétaires que ces derniers imposent au Dr Montague comme gage du sérieux de son entreprise. Tour à tour, les occupants temporaires seront accueillis par les domestiques qui s'occupent du manoir : un vieux couple froid et distant qui ne sera présent qu'aux heures de journée pour toujours quitter Hill House avant la nuit. Une fois les portes de l'imposante demeure refermées derrière les trois invités, l'expérience commence dans une bonne humeur de surface, laquelle ne tarde pas à être ébranlée par une force étrange qui s'éveille quelques nuits plus tard...


" Aucun oeil humain n'est capable d'isoler l'élément précis qui, dans la composition malheureuse des lignes et des espaces, donne une allure diabolique à une maison."

  Que ceux qui s'attendent à une bonne vieille histoire de fantômes pleine de clichés - pardon, nous dirons  plutôt : honorant les codes habituels du genre - passent leur chemin... ou tentent leur chance, avec la possibilité de se laisser agréablement surprendre. En effet, loin d'une nouvelle à la Henry James ou d'un pastiche à la John Harwood, Shirley Jackson parvient à moderniser le concept de la maison hantée en le réinscrivant dans l'époque contemporaine avec tous les questionnements et la narration que cela induit.



" Hill House est réputée pour être "autoritaire" de ses invités. Elle semble répugner à laisser partir ses invités."

  Aussi, il ne faut pas espérer des apparitions spectrales et autres manifestations d'horreur dès les premiers chapitres : Shirley Jackson, qui préfère l'atmosphère aux rebondissements, prend d'abord le temps de planter de décor et s'attarde sur les portraits des protagonistes, beaucoup plus développés que dans une histoire de fantômes traditionnelle. Très vite, le personnage d'Eleonore "Nell" se distingue des autres : c'est avec elle qu'on entre dans le domaine de Hill House, c'est par elle qu'on rencontre les autres invités, et ce sont ses pensées, rêves et doutes que l'on partage. Ainsi que sa profonde fragilité. Malgré cela, tout comme elle, on cherche à faire confiance à Luke, toujours si sûr de lui, à Theodora, modèle de liberté et de joie incarnée, et au Dr Montague, la figure paternelle de cette troupe hétérogène de vrais-faux vacanciers. On se convainc (et presque, on s'en rassure) qu'il n'y aura finalement aucun événements étranges à Hill House, et on baisse la garde.


" La peur est l'abandon de la logique, la renonciation volontaire aux schémas de la pensée traditionnelle. Soit nous la combattons, soit nous nous y soumettons, mais il n'y a pas de position médiane."

  Et c'est précisément là que la maison s'éveille. Rien de trop spectaculaire cependant, quoi que bien assez pour nous faire fuir : une force qui traverse le couloir et cogne avec insistance contre les portes des chambres, s'acharne sur les poignées, ou vous fait perdre dans les corridors tortueux de la bâtisse lorsque vous cherchez à vous enfuir. Inutile de sortir les chaines et de multiplier les chimères spectrales : on serait effrayé à moins, et ça, Shirley Jackson l'a très bien compris et joue sur cette corde sensible. Car après cette nuit, si la maison redevient accueillante sous le soleil du matin et si nos personnages se laissent aller à leurs habituelles conversations de bagatelles, se contant fleurette ou se promenant le long du ruisseau comme des enfants jouant à cache-cache, quelque chose de malsain se glisse bel et bien entre eux. 



" Aucun organisme vivant ne peut connaître longtemps une existence saine dans des conditions de réalité absolue. Les alouettes et les sauterelles elles-mêmes, au dire de certains, ne feraient que rêver."

  Car c'est dans ce creux, cet écart, entre la situation vécue et l'apparent badinage auquel se prêtent les personnage que s'insinue ce malaise propre à susciter le doute voire le dégout qui va les lier jusqu'au terme du roman. Dès lors, on comprend que si on lit bel et bien une histoire de revenants ( l'arrivée de l'épouse de Dr Montague, personnage de medium ridicule de stéréotypes, le rappelle d'ailleurs en se moquant très légèrement du genre et surtout des fausses croyances sur le monde des esprits), l'auteure s'attarde davantage sur l'effet que cela produit sur ses personnages, tels des souris soumises à une expérience dans un vivarium. Attraction et répulsion, peur, folie, le propos de Shirley Jackson, à l'évidence, c'est celui de la psychologie


" Quant à Hill House, seule et maladive, elle se dressait à flanc de colline, abritant en son sein les ténèbres éternelles. Les murs de brique et les planchers resteraient droits à tout jamais, un profond silence continuerait de régner entre les portes soigneusement closes. Ce qui déambulait ici, scellé dans le bois et la pierre, errait en solitaire."

En bref : Sournois et surprenant, ce roman confirme le talent de Shirley Jackson, qui réinvente ici l'histoire de la maison hantée en plein milieu du XXème siècle. Porté davantage sur la terreur que sur l'horreur, La maison hantée s'attache à instaurer une atmosphère malaisante qui repose sur la psychologie des personnages et les effets causés par les événements inexpliqués plutôt que les événements eux-mêmes. Roman favori de Stephen King, La maison hantée a beaucoup inspiré son œuvre et reste aujourd'hui encore une référence.

mardi 9 octobre 2018

L'étrange vie de Nobody Owens - Neil Gaiman, illustrations de Dave McKean.

The Graveyard Book, Harper Collins, 2008 - Editions Albin Michel, collection Wiz (trad. de V. Le Plouhinec), 2009 - J'ai lu, 2012.



  Nobody Owens est un petit garçon parfaitement normal. Ou plutôt, il serait parfaitement normal s'il n'avait pas grandi dans un cimetière, élevé par un couple de fantômes, protégé par Silas, un être étrange ni vivant ni mort, et ami intime d'une sorcière brulée vive autrefois. Mais quelqu'un va attirer Nobody au-delà de l'enceinte protectrice du cimetière : le meurtrier qui cherche à l'éliminer depuis qu'il est bébé. Si tu savais, Nobody, comme le monde des vivants est dangereux...


***


  On ne présente plus Neil Gaiman, talentueux conteur primé à de multiples reprises pour des ouvrages tels que Coraline ou encore American Gods, deux exemples parmi tant d'autres d'une bibliographie riche et diversifiée. Avec L'étrange vie de Nobody Owens, il s'essaye à la réécriture en calquant son intrigue sur celle du Livre de la Jungle de Kipling, qu'il revisite ici à la sauce Gothicopoétique. Si le principe de la réécriture est souvent on ne peut plus audacieux sur le papier, rares sont les auteurs qui parviennent à égaler en qualité et à faire exister leur ouvrage pour lui-même et autrement que simple simulacre vaguement réinventé. Voyons donc ce qu'il en est de Neil Gaiman et de son Nobody...



  La nuit, aux abords d'un cimetière. Le Jack est entré dans la maison. Le Jack a tué toute la famille. Toute? Non, le petit dernier, le bébé du dix-huit mois s'est échappé de son berceau et s'est faufilé dehors. Le Jack enrage mais ne parvient pas à mettre la main sur le survivant, il est donc obligé de partir avant de se faire repérer. Le petits garçon, lui, a poursuivi son chemin à quatre pattes jusqu'aux grilles du cimetière où un couple se propose de l'héberger, voire de l'adopter. Une petite subtilité, cependant : Mr et Mrs Owens sont tous les deux ce qu'il y a de plus morts. Couple de fantômes vivant parmi leurs congénères spectres, ils mettent cette décision au vote et obtienne... le droit de garde! Baptisé Nobody (personne), le petit garçon grandit, élevé par cet entourage de revenants et guidé par le parrain qu'il lui ont choisi : Silas, un occupant du cimetière ni mort ni vivant qui a cette particularité de pouvoir en quitter l'enceinte pour voyager au dehors. Le petit Nobody apprend beaucoup d'eux mais en tant qu'humain, la tentation du dehors est forte... et lorsqu'il franchit un jour les grilles de la terre consacrée, Le Jack sent sa présence et se met en quête du garçon, bien décidé à achever la tâche commencée bien des années plus tôt.



  Il ne fait aucun doute que Neil Gaiman vient confirmer avec L'étrange histoire de Nobody Owens un talent de conteur hors pair : en débit d'une fin peu-être trop lapidaire, l'intégralité de son histoire se distille sur un rythme propice à la raconter au coin du feu, baignée qu'elle est dans cette ambiance de poésie et de mélancolie doucement macabre. S'il y a bien des rebondissements, si la tension peut s'accroître, L'étrange histoire de Nobody Owens reste un roman d'atmosphère qui se savoure.

Les illustrations en clair-obscur de Dave McKean, parfaites pour mettre en images l'univers de Gaiman.

  Nombreux sont ceux qui penseront à l'univers de Tim Burton, et il est vrai que le schéma que dessine l'auteur entre monde des vivants et monde des morts (au beau milieu desquels se retrouve le petit Nobody) évoque beaucoup Les Noces Funèbres. Loin des représentations classiques et horrifiques des morts vivants et autres esprits sortis de terre, les fantômes de Gaiman suscite plus l'approbation du lecteur que les êtres humains. Résidant au cimetière tels une communauté, les spectres qui entourent et élèvent Nobody témoignent de plus de sollicitude, empathie et sagesse que les vivants.


  Si le roman dans son entier raconte une histoire avec un début, un milieu, et une fin, chaque chapitre peut aussi être considéré comme un conte indépendant, une sous-intrigue distincte : Nobody en ballade dans une partie inconnue du cimetière rencontre ses occupants, doit s'en défendre ou les aider, en tire une leçon, etc... Ces intrigues secondaires apportent beaucoup au rayonnement du roman en tant que récit d'apprentissage, faisant ainsi écho au Livre de la Jungle, mais dans un univers totalement nouveau, beau, brumeux et autrement plus lyrique.



En bref : Un classique de la littérature jeunesse contemporaine qui a mérité ses nombreux prix. En suivant la trame du Livre de la Jungle qu'il transpose dans un cimetière anglais, Gaiman explore le concept de la réécriture jusque dans ses plus lointains extrêmes : conservant une trame similaire et un message en résonance sur l'âme humaine, il parvient à recréer aussi tout un univers avec ses propres codes et sa propre originalité. Gothique doux-amer et fantômes pleins de sagesse sont les principaux éléments de ce très beau conte moderne. 

dimanche 7 octobre 2018

Gourmandise littéraire : Angel Cake à Manderley



"J'ai rêvé la nuit dernière que je retournais à Manderley..." 


  Ainsi commence Rebecca, chef-d’œuvre de Daphné du Maurier, thriller psychologique et intime qui s'inscrit dans la lignée de Jane Eyre
  Manderley, c'est le nom de la demeure familiale des de Winter, où Maxim de Winter accueille sa seconde et jeune épouse - la narratrice - encore simple demoiselle de compagnie quelques semaines plus tôt, lors de leur rencontre sur la Côte d'Azur. La jeune femme tente de s'adapter au mode de vie qu'impose la classe sociale qu'elle vient de rejoindre, mais la présence obsédante de Rebecca, la première épouse défunte de Mawim, semble encore hanter les lieux... Une ambiance parfaite pour Halloween!

  Si la narratrice, bien des années plus tard, associe Manderley à la triste et macabre intrigue racontée dans le roman, elle tente aussi d'en garder les meilleurs souvenirs. Parmi ceux-là, la table garnie de victuailles et les pâtisseries préparées pour le thé lui apportent un réconfort particulier... et surtout la mémoire d'un gâteau délicieusement fondant en bouche...

" Je revois ces croissants luisants de beurre, le bord croustillant des toasts et les scones brûlant. Il y avait des sandwiches aux mystérieuses saveurs et un pain d'épices extraordinaire, un gâteau qui fondait dans la bouche, et un autre plus épais aux écorces d'orange et aux raisins. Il y avait de quoi manger pendant une semaine."

Rebecca, Daphné du Maurier, Le livre de poche, 2015.

  Mais quel peut bien être ce gâteau? La réponse se trouve dans la version originale du livre : il s'agit de l'Angel Cake.

"… Those dripping crumpets, I can taste them now, alternating with piping-hot floury scones and tiny crisp wedges of toast.  Sandwiches of a delectable but unknown nature, mysteriously flavoured, and that very special gingerbread.  Angel cake that melted in the mouth, and its rather stodgier companion, bursting with peel and raisins.  There must have been enough food there to keep a starving family for a week."


  L'Angel Cake (évoqué également il y a peu dans l'article de gourmandise littéraire de Pique-Nique à Hanging Rock) ou Angel Food Cake ( textuellement : gâteau des anges) est un gâteau né aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle, probablement dès l'apparition du premier batteur à œufs (à l'époque manuel, mais nécessaire à la fabrication du gâteau). L'état de Pennsylvanie revendique son invention car était le principal producteur et vendeur du moule à Angel Cake, qui donne sa forme bien particulière au gâteau, mais rien n'est certain d'autant qu'il s'est très vite popularisé dans tous les pays anglo-saxons (rappelons pour l'exemple que Rebecca se déroule en Angleterre).

 L'avènement du batteur manuel : une vraie révolution culinaire en son temps!

  En effet, sa forme est unique : elle évoque un gâteau en couronne ou un kouglof mais avec des bords hauts et lisses. Le moule à Angel Cake est donc nécessaire à sa conception : souvent en inox ou en fer blanc, il est assez haut et étroit, se compose d'une cheminée centrale et d'un fond amovible. L'une des autres particularités de la fabrication est qu'il ne faut pas graisser ce moule, détail qui améliorerait sa cuisson...

Moule à Angel Cake.

  L'Angel Cake est une sorte de génoise améliorée... très améliorée. Proche d'un gâteau de Savoie mais encore plus aérien, la pâte se compose obligatoirement d'un minimum de huit blanc d’œufs qui lui donnent sa texture neigeuse de couleur blanche évoquant le Paradis, d'où son nom. L'Angel Cake s'oppose d'ailleurs en cela au Devil's Food Cake (le gâteau du Diable), un gâteau à étages au beurre et au chocolat entièrement glacé, très lourd.

  Le divin Angel Cake, lui, peut se passer de glaçage mais s'en accommode également très bien s'il s'agit d'une simple crème fouettée, que l'on sert aussi en accompagnement. Ce gâteau est aussi très généralement servi avec des fruits rouges ou fruits des bois. Pour cet Angel Cake made in Manderley, nous nous sommes inspirés de cette recette (rendons à César...)  


Ingrédients (pour 8 personnes):

- 195 g de farine
- 175 g de sucre glace
- 1 pincée de sel
- 8 blancs d’œufs à température ambiante
- 3/4 de cuillère à café de crème de tartre (ou à défaut, quelques gouttes de jus de citron)
- 175 g de sucre en poudre
- 1/2 cuillère à café d'extrait de vanille liquide

  Pour la crème fouettée:
- 40 cl de crème liquide bien froide
- 40 g de sucre glace

- fruits rouges pour servir

A vos tabliers!

- Dans un premier récipient, mélanger la farine, le sucre glace et le sel.
- A part, battre les blancs avec la crème de tartre et l'extrait de vanille, puis ajouter le sucre en poudre progressivement jusqu'à obtention d'une meringue ferme mais encore souple.
- Incorporer petit à petit les ingrédients secs à la meringue en mélangeant délicatement avec une spatule en bois ou une maryse.
- Verser dans un moule à Angel Cake non beurré et enfourner pour 50 minutes dans un four préchauffé à 170°C. Le cake doit être moelleux au toucher.
- Le sortir du four et renverser le moule immédiatement sur ses pieds sur un plan de travail pour le laisser refroidir. Lorsqu'il est totalement froid, glisser la lame d'un couteau à l'intérieur pour le démouler. 
- Monter la crème en chantilly ferme (dans une jatte placée préalablement au réfrigérateur - avec la crème!) avec le sucre glace, puis l'appliquer sur tout le pourtour et le dessus du gâteau à l'aide d'une spatule coudée. Servir avec un mélange de fruits rouges.


Dégustez à présent une tranche de ce divin gâteau tout en sirotant votre thé.
Un goûter parfait avant ou après la chasse aux fantômes...

samedi 6 octobre 2018

Ghost Stories : dans les archives du Terrier


  Pour ce premier rendez-vous (très en retard, problèmes d'informatique, de sommeil, et de planning professionnel) du challenge Halloween 2018 spécial esprits et revenants, ce n'est pas d'un roman dont je vais vous parler mais... de plusieurs! En effet, tout comme au challenge sorcellerie de l'an dernier inauguré avec mon florilège de lectures thématiques, voici un petit récapitulatif des romans présentés antérieurement à la cuvée fantomatique des jours prochains mais qui pourront vous inspirer...

Rencontre avec les spirites et les médiums:

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Angelica, d'Arthur Phillips 

  Dans l'Angleterre corsetée du XIXème siècle, la famille Barton se trouve aux prises avec de bien étranges manifestations. Coups et apparitions se produisent depuis que le père, lord dure et froid, a décidé d'expulser la petite Angelica de la suite parentale pour qu'elle ait enfin sa propre chambre. Face aux incidents inexpliqués qui se multiplient, la famille fait appel aux lumières d'une célèbre spirite pour éclaircir le mystère. Les mêmes évènements, racontés tour à tour par la mère, le père, puis la médium, s'entremêlent au fil d'une intrigue tortueuse dans laquelle la subjectivité du lecteur se trouve sans cesse malmenée. La vérité éclatera-t-elle enfin au terme des trois récits?
  Thriller psychologique et historique glaçant, mené de main de maître, qui dresse une métaphore très pertinente de la société victorienne.

 
La filles aux esprits, de L.A.Shlitz 

  Une orpheline adoptée par deux vieille dame voit enfin la chance lui sourire... mais elle n'imaginait pas se retrouver l'objet d'une sombre machination, un plan machiavélique monté de toutes pièces par deux médiums.

La séance, de J.Harwood

  Londres, époque victorienne : Constance, jeune femme orpheline, hérite de parents éloignés le manoir de Wrawford Hall. Autrefois demeure d'un alchimiste, la bâtisse en ruines est aujourd'hui au centre de nombreuses rumeurs d'apparitions spectrales...
  Véritable exercice de style rendant hommage aux histoires de fantômes victoriennes, ce roman est un régal pour se faire frissonner pendant les longues soirées d'Automne.

Velvet, de M.Hooper

  Dans le Londres de l'époque edwardienne, la jeune orpheline Velvet vivotte tant bien que mal de ses maigres revenus de blanchisseuses. Un beau jour, une chance inouïe s'offre à elle : celle de s'entretenir personnellement du linge de Madame Savoya, médium célèbre des beaux quartiers. Invitée à vivre dans la villa de la spirite, le jeune fille ne tarde pas à découvrir les secrets de sa nouvelle maîtresse. 
  Petite sœur de La séance, Velvet est un petit bijou historique porté par des personnages attachant qui nous plonge dans les secrets du spiritisme...


  Une adolescente espagnole en étude à Edimbourg rencontre un soir dans la bibliothèque de son lycée un jeune garçon étrange. Très vite, il s'avère qu'elle est la seule à le voir, et qu'il est l'esprit d'un soldat celte mort des siècles plus tôt. Une forte relation naît entre ces deux êtres que tout oppose, ouvrant aussi une porte vers un monde aux aspects plus sombres et dangereux qu'on l'imagine.

Visites de maisons hantées

Les domestiques, de M.M.Smith 

  Le jeune Mark traverse une période difficile : lui, sa mère, et son nouveau beau-père qu'il déteste ont quitté Londres pour s'installer dans une maison d'une ville côtière. Sa mère, toujours mystérieusement épuisée, n'a plus l'énergie pour les sorties en famille et son nouveau compagnon semble l'accaparer. Livré à lui-même, le petit garçon rencontre un jour la vieille dame qui vit dans l'entre-sol de leur maison, anciens quartiers des domestiques du temps où la bâtisse était encore une maison de maître... et où des esprits semblent s'attarder depuis quelques décennies...
  Ce roman très surprenant, véritable bijou d'émotion derrière son résumé de simple histoire de maison hantée, en surprendra plus d'un...

L'indésirable, de S.Waters

  Adapté cette année au cinéma sous son titre original The little strangers, L'indésirable confirme toute l'étendue du talent de Sarah Waters. Dans l'Angleterre d'après-guerre, la famille Ayres vivotte tant bien que mal dans leur manoir au faste fatigué, Hundred Hall. Le Dr Faraday, appelé en urgence pour soigner le fils aîné souffrant de traumatismes depuis son retour des combats, a enfin la chance d'entrer dans cette imposante bâtisse qui le fascine depuis l'enfance. Mais entre les décors de marbre fatigué et les tapisseries défraîchies d'Hundred Hall, quelqu'un, ou quelque chose animé d'une vie propre, laisse des graffitis sur les murs ou allume des feux meurtriers. Plaisanterie douteuse ou manifestations venues d'ailleurs?
  Intrigue machiavélique qui joue avec nos nerds et nous mène par le bout du nez jusqu'à la dernière ligne, l'Indésirable est un savant détournement du roman gothique, dont les codes s'illustrent ici dans la plus crédible des sobriétés.

L'incroyable histoire d'Alcyon Crane, de W.Webb

  Halcyon Crane, jeune américaine dont la famille descendrait d'Ichabod Crane, célèbre personnage de la légende du cavalier sans tête, hérite d'un manoir isolé dans la région des Grands Lacs où a vécu sa mère qu'elle croyait décédée ces dernières années. C'est en tout cas l'étrange nouvelle qu'elle apprend du courrier du notaire qui l'attend sur place. Là-bas, Halcyon découvre que sa famille est liée à un meurtre non résolu, dont la rumeur ( et peut-être autre chose...) hante encore les lieux...
  Plaisir coupable que cette histoire de fantôme plus digne d'un téléfilm de l'après-midi sur M6 que d'une bibliographie gothique. N'est pas Alice Hoffman qui veut, mais Wendy Webb s'en sort malgré tout avec ce roman qui utilise les codes du magic realism à la sauce fantomatique. Les éléments sont parfois un peu usités mais ne boudons pas notre plaisir...

La dame en noir, de S.Hill

  Dans l'Angleterre du début du XXème siècle, un jeune avocat est envoyé dans une région reculée pour assister aux obsèques d'une vieille veuve et triller ses documents personnels. Il se trouve que la défunte était l'unique occupante du Manoir des Marais, bicoque isolée au centre des rumeurs de fantômes les plus effrayantes du village. On raconte en effet que l'esprit d'une femme vêtue de noir hanterait les lieux...
  Ecrit dans le pure style classique des histoires de fantômes, La dame en noir est un exercice de style réussi, tout en atmosphère. Très célèbre outre-Manche, il a connu plusieurs adaptations dont un film, un téléfilm, des feuilletons radiophoniques et une pièce de théâtre.

La main de la nuit, de S.Hill

  Au cours d'un voyage en voiture, le personnage principal s'arrête devant une maison abandonnée. Attiré comme un aimant par l'endroit, il pousse jusqu'au jardin et, soudain, sent une petite main invisible se glisser dans la sienne... une présence occuperait-elle les lieux?
  Dans cette nouvelle histoire de fantôme de Susan Hill, l'auteure distille le fantastique à dose plus homéopathique, la sobriété et le format de son intrigue évoquant cependant toujours les nouvelles gothiques classiques.


Le Blanc va aux sorcières, d'H.Oyeyemi

  Une maison d'hôtes au-dessus des falaises de Douvres, des jumeaux énigmatiques, une mères disparue, des objets vivants. Une réinvention moderne et tortueuse du mythe de la maison hantée et des superstitions, portée par une écriture dérangeante et éthérée.

Ma vie à Rose Red : Le journal intime d'Ellen Rimbauer, présenté par le Dr J.Reardon.

  Fraîchement mariée à un riche industriel, la jeune et candide Ellen RImbauer confie dans son journal les événements étranges qui se produisent dans la maison gigantesque que lui fait bâtir son époux... sur un ancien cimetière aborigène.
  Vrai faux journal intime qui fait office de préquel à la mini-série Rose Red écrite par Stephen King et inspirée par La Maison Hantée de Shirley Jackson et la maison Winchester, ce roman se laisse lire mais manque de réalisme historique.

 
Blackwood, le pensionnat de nulle part, de L.Duncan 

  Kit, adolescente, traverse une phase difficile. Pour y remédier, sa mère l'inscrit à Blackwood, pensionnat réputé mais perdu en plaine campagne américaine... Là bas, le nombre d'élèves et de professeurs se compte sur les doigts d'une main, et de mystérieuses mélodies se font entendre la nuit...
  Best-seller de la littérature ado des années 70 aux Etats-Unis, ce roman n'a été traduit en français que très récemment et une adaptation au cinéma est prévue prochainement.

Objets hantés:

L'ombre au tableau, de S.Hill

  Dans l'appartement de son professeur d'université, le jeune Oliver découvre un tableau hypnotique représentant un bal masqué vénitien. L'histoire de l'objet est fascinante, traversée de morts et de disparition étranges au fil de ses différents propriétaires... Et si la peinture était... hantée?
 

Le costume du Mort, de J.Hill

  Jude est un collectionneur bien particulier : cet ancien chanteur de hard rock a chez lui un cabinet de curiosités des plus étranges, rempli d'objets fétiches de tueurs en série et autre colifichets macabres. Un jour, il achète un costume mortuaire prétendu hanté sur e-bay... sans se douter que le vêtement sera effectivement VRAIMENT accompagné du spectre de son propriétaire! Commence alors un road trip gothique moderne des plus rock'n'roll!
  Quand le fils de Stephen King honore la tradition littéraire familiale, on a un des meilleurs romans de fantôme écrit depuis bien longtemps!

Fantomatiques secrets de famille

Le treizième conte, de D Setterfield

  Lorsque Margaret Lea, biographe, reçoit l'invitation de la plus célèbre et secrète des romancières Vida Winter pour rédiger le récit de sa vie, la jeune femme n'hésite pas une seule seconde. C'est que l'auteure n'a jamais levé le voile sur son existence, racontant une nouvelle fable inventée de toutes pièces à chaque journaliste ayant cherché à l'interviewer. Dans sa demeure perdue dans la campagne anglaise brumeuse, Vida Winter, mourrante, raconte l'histoire de sa famille. Une histoire digne des sœurs Brontë, avec manoir, secrets, et fantômes...

 
Meurtres au manoir, de W.Marsh

  Thomas, veuf plein de charme, tombe amoureux de la jeune Clarissa et l'invite à vivre avec elle dans son manoir familial. Là bas, elle fait la connaissance des deux vieilles tantes de son nouveau compagnon, qui versent dans l'occulte...
  Entre sin intrigue à la Rebecca et son pastiche de Soap Opera, Meurtres au manoir est une intrigue mordante et ironique à souhait...

L'écho de ton souvenir, de P.Hartshorne

  Après un tour du monde houleux, Grace revient en Angleterre pour toucher l'héritage d'une marraine décédée. La vieille femme lui a laissé sa maison, une très ancienne bâtisse de la ville d'York. Alors qu'elle décide d'y passer quelques jours, Grace entend des voix, découvre les pommes qui semble apparaître de nulle part, comme laissées par quelqu'un, puis est victime d'étranges hallucinations. Dans ces visions, elle se trouve propulsée dans le corps d'Hawise, jeune femme de la Renaissance anglaise ayant vécu dans cette même maison... 

 
Les jumelles de Highgate, d'A.Niffenegger

  Valentina et Julia, jeunes jumelles américaines, hérite d'une tante qu'elle n'ont pas connue un manoir victorien situé en face du célèbre cimetière de Highgate. Les dernières volontés da défunte, jumelle de leur mère avec laquelle elle s'était brouillée, imposent aux sœurs de venir vivre au moins un an dans l'appartement avant de pouvoir le vendre. Les deux jeunes femmes quittent les Etats-Unis  et s'installe dans l'ancienne demeure de leur tante... qui ne semble pas avoir totalement quitté les lieux...
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Rebecca, de D.du Maurier

  Sur la côte d'Azur, la jeune narratrice, demoiselle de compagnie, rencontre l'imposant et charmant veuf Maxim de Winter. Au contact de la jeune femme, l'homme revit et tombe amoureux, la demandant en mariage. Tous les deux s'en vont vivre à Manderley, la demeure des de Winter où plane cependant l'ombre malfaisante de Rebecca, la défunte épouse. Véritable fantôme ou souvenir malsain entretenu par Mrs Denvers, la gouvernante trop dévouée?

***

  Voilà pour ce petit article récap' des histoires de fantômes et autres revenants du blog... une mise en bouche appétissante en attendant les chroniques hantées à venir au fil du mois!



jeudi 4 octobre 2018

A haunting Halloween is coming...

Chers et infortunés lecteurs, malchanceux et maudits amis chroniqueurs,
 
  En ce mois d'octobre naissant, nous voici réunis pour une saison de nouveaux livres terrifiants. Le compte à rebours est entamé, dans 31 jours Halloween il nous faudra fêter.
  Alors, à l'occasion de ces inévitables festivités, votre humble serviteur a décidé de rejoindre le célèbre challenge halloween d'Hilde et Lou pour une troisième année.

  Après un Halloween anglais et un Halloween ensorcelé, nos diaboliques hôtesses nous invitent cette année à un Halloween hanté. Sortez vos planches oui-ja, préparez-vous à communiquer avec l'au-delà, à demander "Esprit, es-tu là?"

  Aussi, nos deux fantomatiques amies nous ont concoctés le plus maléfique des calendriers, à suivre au pied de la lettre, à réinventer, ou pourquoi pas à compléter :



► Les fantômes à l’honneur : du 1er au 7 octobre
Lundi 1er octobre : Début du Challenge et installation des participant(e)s, de préférence dans un lieu hanté!
Mardi 2 octobre : Les fantômes sont parmi nous! Romans adultes ou jeunesse au choix
Mercredi 3 octobre Rendez-vous BD / Manga / ComicsJeudi 4 octobre : Plongée dans l’horreur avec un auteur : Susan Hill
Vendredi 5 octobre : Séance Cinéma / Séries
Samedi 6 octobre :
 Albums avec  fantômes, sur les peurs… et/ou Bricolage, DIY, créations : le fantôme sous toutes ses formes !
Dimanche 7 octobre: 
Cuisine autour du chaudron

Contes & Légendes


► Rendez-vous au Cimetière : du 8 au 14 octobre
Lundi 8 octobre : Rendez-vous au cimetière!
Partage de photos du cimetière de votre choix! 
Mardi 9 octobre : Lecture entre deux pierres tombales – Un roman adulte ou jeunesse
Mercredi 10 octobre : 
Rendez-vous BD / Manga / Comics 
et/ou Bricolage, DIY, Créations  : Laissez parler votre créativité funéraire! 
Jeudi 11 octobre : Plongée dans l’horreur avec un auteur : Shirley Jackson
Vendredi 12 octobre : Séance Cinéma / Séries
Samedi 13 octobre : Albums sur le thème de la mort, du deuil, ou qui se passe dans un cimetière …Dimanche 14 octobre: Cuisine autour du chaudron
Contes & Légendes avec Bidib


► Fantômes d’ailleurs – Asie, Amérique latine, Afrique, Océanie : du 15 au 21 octobre
Mardi 16 octobre : Romans adultes ou jeunesse au choix
Mercredi 17 octobre :Rendez-vous BD / Manga / Comics OU Bricolage /DIY Suggestions : coloriage de crânes, marque-page… 
Jeudi 18 octobre : Plongée dans l’horreur avec un auteur : Edogawa Ranpo
Vendredi 19  octobre : Séance Cinéma / Séries
Samedi 20 octobre : Albums
Dimanche 21 octobre : 
Cuisine autour du chaudron
Contes & Légendes 


► Une semaine dans un lieu hanté (maison, appartement, village, marais …) : du 22 au 28 octobre
Mardi 23 octobre : On fait tourner les tables! Un roman à l’honneur.

Mercredi 24 octobre : Rendez-vous BD / Manga / Comics OU Bricolage /DIY Suggestions : coloriage de crânes, marque-page… 
Jeudi 25 octobre : Plongée dans l’horreur avec un auteur : Stephen King
Vendredi 26 octobre : Séance Cinéma / Séries

Samedi 27 octobre : Albums avec  fantômes, sur les peurs, qui se passent dans une maison hantée…
Dimanche 28 octobre :
Cuisine autour du chaudron
Contes & Légendes 


► Et pour finir, du 29 au 31 octobre, les fantômes retrouvent les autres créatures de la nuit – Honneur aux sorcières, vampires, goules, monstres, clowns maléfiques (etc) et leurs animaux de compagnie.

Mercredi 31 octobre : This is HALLOWEEN! Partagez avec nous votre journée ou soirée d’Halloween, ou un roman / BD / film (…) sur le thème d’Halloween.
Jeudi 1er novembre au 3 novembre : Vos derniers billets et bilans du challenge / Clôture du challenge le dimanche 4 novembre.
  Comme Lord Byron et les Shelley en leur temps, votre humble serviteur et les autres chroniqueurs invités, sont réunis autour d'une table à faire tourner : puisqu'il fait noir, nous allons nous raconter des histoires. Quel genre d'histoires?
  Nous fouillerons d'abord les archives du Terrier à la recherche d'anciennes histoires de fantômes et maisons hantées. Nous voguerons ensuite vers l'Amérique, écouter les récits de revenants d'outre-Atlantique, du Val Dormant et son fantomatique cavalier à Hill House et sa tour hantée. Pour nous remettre de nos émotions, nous irons prendre le thé chez les Blackwood, une bien sombre maison...


  Nous reviendrons ensuite en Europe, chasser des esprits dont certains beaucoup moins misanthropes : aux larges des côtes anglaises, dans la petite ville de Marr, deux vieilles ladies sont victimes d'apparitions de cauchemar. Pendant ce temps, au cimetière, un petit garçon devient grand, élevé aux côtés d'une bande de gentils morts-vivants. Afin de célébrer ces joyeusetés, nous irons à Manderley pour déjeuner.
  Après quelques uniques contes de Grande-Bretagne, nous découvrirons le folklore breton : mythes et légendes de l'Ouest français, fantômes de lavandières et autres esprits sortis de terre. Une fois en France, nous pousserons jusqu'à Paris, chasser les fantômes d'un opéra hanté puis celui d'un célèbre musée.
  Un saut en Allemagne, et ce sera un séjour dans un château gothique, habité par une famille de revenants des plus humoristiques!

  Puis nous reviendrons au Terrier, fêter les spectres et les autres créatures éthérées, inviter les sorcières et les vampires autour d'un ultime diner...
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Le challenge Halloween 2018 vient officiellement de commencer,
Esprit, si tu es là, frappe trois fois!