jeudi 27 novembre 2014

Un weekend prometteur : Pedro Rabbit monte à Montreuil!

Pas besoin d'en écrire des tonnes, juste un bref billet de blabla pour faire tenir mon impatience:

Demain, une fois la journée de travail terminée, ce sera direction Montreuil! Pourquoi? Bah, on se le demande! =P


samedi 15 novembre 2014

Le treizième conte - Diane Setterfield.

The thirteenth tale, Atria Books, 2006 - Éditions Plon (traduction de Claude et Jean Demanuelli), 2006 - Éditions France-Loisirs, 2006 - Éditions Pocket, 2007, 2008, 2011.

  Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l'écart du monde, s'est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et toutes sorties de son imagination. Aujourd'hui âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l'extraordinaire existence qui fut la sienne. Sa lettre à sa biographe Margaret Lea est une injonction : elle l'invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l'imaginaire ; et elle ne croit pas au récit de Vida. Les deux femmes confrontent les fantômes qui participent de leur histoire et qui vont les aider à cerner leur propre vérité. 

  Dans la veine du célèbre Rebecca de Daphné Du Maurier, ce roman mystérieux et envoûtant est à la fois un conte gothique où il est question de maisons hantées et de sœurs jumelles au destin funeste, et une ode à la magie des livres.

   Diane Setterfield, spécialiste d'André Gide, vit à Harrogate (Yorkshire). Le Treizième Conte, son premier roman, vendu dans 34 pays, est devenu d'emblée un best-seller, en particulier aux Etats-Unis où il est entré n° 1 sur la liste du New York Times.

***
"Les mots ont un étrange pouvoir. Entre des mains expertes, manipulés avec adresse, ils vous retiennent prisonnier. S'enroulent autour de vos membre comme une toile d'araignée, et quand vous êtes ensorcelés au point de ne plus pouvoir faire un geste, ils vous transpercent la peau, s'infiltrent dans votre sang, paralysent vos pensées. Au dedans de vous, ils accomplissent leur magie."

  Ultime chronique de la petite sélection halloweenesque de cette année, à laquelle je tenais absolument -même tardivement- à ajouter cet ouvrage après ma relecture. Découvert il y a de cela environ 6 ans, ce roman, maintes fois évoqué par delà ce blog, reste à mes yeux LE livre, LA théière d'or, LE coup de cœur, inégalable et indétrônable.

Couvertures des éditions espagnole, indonésienne, et anglaise.

"Une naissance n'est pas vraiment un début. Notre vie à son commencement ne nous appartient pas réellement, elle n'est que la continuité de l'histoire de quelqu'un d'autre."

  Margaret Lea, jeune femme solitaire et secrète, partage son quotidien entre la librairie familiale et ses écrits biographiques posthumes d'hommes de lettres renommés. Aussi quelle n'est pas sa surprise lorsque l'auteure la plus célèbre de Grande Bretagne, Vida Winter, l'envoie chercher pour rédiger ses mémoires. D'autant qu'à chaque interview qu'elle ait donnée précédemment, l'écrivaine s'inventait une toute nouvelle vie, laissant planer un épais brouillard sur son existence. Quel but vise-t-elle aujourd'hui? Un coup de publicité? Vida Winter n'en a pas besoin : Best-Seller depuis 60 ans, la mystérieuse femme préfère éviter les foules et vit d'ailleurs recluse dans un austère manoir anglais. Mue par une étrange curiosité et un appel presque viscéral, Margaret cède et, comme sous l'effet d'un sortilège, rejoint Vida Winter. Là, la femme en réalité à l'article de la mort a décidé de confier la vérité. La vérité et ce conte inédit, ultime histoire manquante à son plus célèbre recueil de nouvelles : 13 contes de la métamorphose et du désespoir, qui ne comptait que douze récits. Ce conte, c'est le sien, celui de sa naissance, de sa vie, et de sa mort. Un conte oppressant et capiteux au croisement de manoirs victoriens, de jumelles criminelles et de monstrueux secrets de famille ; une histoire de fantômes qui la hante depuis bien trop longtemps.

 Pièces oppressantes, manoir à l'abandon et brumes anglaises... toute l’atmosphère du Treizième conte est là!

"Les vies humaines ne sont pas des bouts de ficelle que l'on peut démêler d'un nœud d'autres bouts semblables pour les tendre bien droit. La famille est une toile d'araignée. Impossible d'en toucher une partie sans en faire vibrer la totalité."

  Le Treizième conte est une toile d'araignée dans laquelle le lecteur féru de littérature à l'anglaise et de classiques gothiques se laisse capturer comme une mouche. Diane Setterfield, que l'on ne peut qu'assimiler à son personnage de Vida Winter, nous happe dans une trame débordante de références : des Sœurs Brontë à Daphné Du Maurier, de Henry James à Poe sans oublier Dickens, elle nous emprisonne dans un univers fait de clair-obscures, de tentures poussiéreuses, jardins anglais et atmosphères capiteuses. Comme Hansel et Grëtel avec la maison de pain d'épice, on s'engouffre avec une boulimie littéraire dans cette histoire étourdissante et addictive, tout en sachant qu'elle est sans retour.

La bibliothèque de Miss Winter, peut-être?
 On l'imagine fort bien nous conter son histoire depuis cet intérieur capiteux...

"Le temps que nous nous éveillons à nous-même, nous sommes déjà des petits enfants, et notre venue dans ce monde nous donne l'impression de s'être produite une éternité plus tôt, au début des temps. Nous sommes alors comme ceux qui arrivent en retard au théâtre : il nous faut rattraper ce retard de notre mieux et deviner le début à la lumière d'événements ultérieurs."

  On oublie toute réalité environnante et, nous aussi coincé dans le huit-clos du manoir au chevet de Miss Winter, on se laisse hypnotiser. On entend presque le timbre rocailleux de sa voix, le souffle bientôt éteint de sa respiration, on perçoit le reflet écarlate de sa chevelure et le drapé cachemire de son étole... On se laisse ensorceler, groggy et prostré comme l'enfant qui attend la chute du conte avant le sommeil.  Goutte de sueur glacée qui nous transperce jusqu'à la moelle, ce roman aborde d'une plume magistrale le thème des secrets de famille et vient titiller notre perception tant psychologique que métaphysique de la chose, de manière aussi viscérale que sublime. Touchant presque à la psychogénéalogie, Le treizième conte montre qu'en fait de fantômes revenus d'entre les morts, les non-dits se muent en de réels spectres qui peuvent nous hanter sur plusieurs générations et asseoir leur poids étouffant à travers les siècle, jusqu'au pathologique.

 Couvertures des éditions italienne, portugaise, et de la réédition française chez pocket.

  Encensé par la critique, cet œuvre inégalée a entrainé à sa suite toute une littérature contemporaine jouant des codes classiques du gothique et du thème des secrets familiaux trans-générationnels. Si Katherine Webb et Kate Morton se sont fort bien illustrées dans cette veine, aucune n'a encore atteint l’excellence de Diane Setterfield. L'adaptation cinématographique du treizième conte, longtemps désirée par les fans, s'est vu baladées de mains en mains pour ne rester qu'à l'état de projet... avant l'an dernier. Si la publicité n'a pas résonné jusque chez nous, la BBC a bel et bien donné naissance - enfin!- à une adaptation. Malheureusement encore inédite en France, on espère pouvoir la découvrir prochainement...


 Trailer du téléfilm The Thirteenth tale, adapté du roman par la BBC en 2013.

"Il ne peut y avoir de secret dans une maison où il y a des enfants."

En bref: Monstrueux et sublime, déstabilisant et hypnotique, le Treizième conte est tout cela à la fois. Un pure chef-d’œuvre de littérature contemporaine qui rend justement hommage aux classiques tout en exploitant astucieusement le thème des secrets de famille. Une intrigue à tiroirs feutrée et angoissante dont on ne ressort pas indemne.


"Demandez à un enfant de vous raconter sa naissance, et il vous racontera une histoire. Et rien n'est plus révélateur qu'une histoire."

Et pour aller plus loin:

lundi 10 novembre 2014

Les brumes d'Avallach (La saga de la Lune #1) - Marah Woolf.

  Mond Silber Licht (Mond Licht saga #1), Create Space Independant Publishing, 2011, 2012 - Editions Michel Lafon (traduction d'Astrid Monet), 2014.

  Après le décès de sa mère, Emma, dix-sept ans, quitte les États-Unis pour rejoindre la seule famille qui lui reste sur la petite île de Skye en Écosse. Là-bas, elle rencontre Calum, un étrange jeune homme. Tour à tour prévenant et glacial, il semble cacher un secret inavouable. Ce que l’adolescente ignore, c’est qu’en se rapprochant de lui elle les met tous les deux en danger de mort.
  Emma découvrira que les légendes des brumeux Highlands sont plus réelles et dangereuses qu’elle ne l’aurait imaginé. Et qu’avec Calum ils sont peut-être le dernier espoir de deux mondes que tout oppose. 

...Plongez dans le mystère du loch Ness...


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Trailer pour la sortie du livre en France.

  Proposé en partenariat par les éditions Michel Lafon, ce nouveau né de la littérature young adult allemande a de suite attiré mon attention. Pourquoi? D'une part, le résumé a forcément de quoi susciter envie et curiosité, pour peu qu'on soit amoureux de la culture écossaise ou britannique dans son ensemble (et en particulier des mythes et légendes du Loch Ness!), mais aussi parce que les productions livresques de l'outre-Rhin parviennent rarement jusque chez nous. Me rappelant l'excellente surprise qu'avait été la saga germanophone Rouge-Rubis, j'ai donc tenté l'expérience, d'autant plus que cet ouvrage initialement auto-édité est aujourd'hui un best-seller en Allemagne...

 Couvertures de la première édition allemande (à compte d'auteur), de la réédition, et de l'édition anglaise.

  Verdict? Arf, que dire? Sans être négative, mon impression est assez mitigée. En effet, alors que le cadre de l'action choisi a tout d'alléchant, il est très sous-employé et j'ai longtemps cherché l'atmosphère de l'Ecosse. Les paysage et l'ambiance propres à ce pays enchanteur, s'ils ne sont pas à proprement parler mal décrits, sont en tout cas racontés sans "âme", sans réelle vie, tant et si bien que l'histoire pourrait prendre place dans n'importe quel autre lieu. Où sont les bruyères? Où sont les tourbières, les brumes et la cornemuse? Heureusement, un mieux s'amorce à la moitié du livre, alors que l'héroïne s'embarque en périple à travers l'Ecosse et se plonge dans les recherches sur les mythes locaux. Là, alors, un souffle magique emprunt de chardons et de tartan émerge...sans perdurer. Dommage.

Les paysages enchanteurs de l'ile de Skye... qui gagneraient tant à être décrits!

  Les personnages, quant à eux, sont attachants sans être réellement passionnants, et, malheureusement, le schéma de l'intrigue souffre d'une trop grande ressemblance avec... la saga Twilight de S.Meyer. De la jeune fille qui se retrouve isolée dans une bourgade glaciale au mystérieux garçon ténébreux et distant, adopté par le médecin local, qui dissimule un secret à la fois terrible et fantastique quand à sa véritable nature. Cette nature en question est peut-être le point original de l'histoire, qui exploite le thème rarement utilisé des créatures marines (et ce qui relève par là-même l'atmosphère culturelle écossaise qui se fait tant désirer, comme je le soulignais à l'instant). Marah Woolf ne nous parle donc pas de vampire (ouf) mais de Shellycoat (proches des Selkies des îles Shetland), êtres fantastiques des fonds marins à partir desquels elles élargit aux mythes d'Avallon et à d'autres créatures traditionnelles de légendes. Particulièrement mis en scène dans le dernier tiers du livre, cet univers nous offre alors des moments captivants et propices à imaginer autant de décors que de personnages féériques.

 Les rives du Loch Ness...

En bref: Un roman qui, sans être mauvais, souffre de son schéma déjà bien rabattu dans le milieu yonug adult. En outre, si on se laisse mener sans déplaisir par l'histoire d'Emma et Callum, on regrette le manque d’exotisme propre à l'Ecosse, alors qu'il s'agissait pourtant d'un décor propice à une réelle atmosphère! Mais parce que cette lecture reste agréable et qu'un mieux graduel s'amorce à mi-chemin de ce premier tome, peut-être que le second opus méritera qu'on y jette un œil ;)... 


  En attendant de me prononcer totalement avec le prochain volume, je remercie les éditions Michel Lafon pour cette découverte!


Pour aller plus loin:

mercredi 5 novembre 2014

Résultat du concours...

Suite au petit concours lancé il y a quelques jours...


Les grands gagnants de la coupe du monde de Quiddit... heu, non, pardon, de deux places pour le salon du livre de Montreuil sont...

 
 Quidditch Trophy (source: pinterest.com)


Titania et Sophie Hérisson!

Félicitations à toutes les deux!

dimanche 2 novembre 2014

Lili Goth et la Souris Fantôme (Lili Goth #1) - Chris Riddell.


Goth Girl and the ghost of a Mouse, McMillan Children books, 2013 - Editions Milan (traduction d'A.Sarn), 2014.



  Au Manoir des Frissons Frissonnants, Lili Goth s'ennuie à mourir. Mais, lorsqu'elle rencontre Ismaël, une petite souris fantôme, tout change! A elles les explorations, les aventures et les passages secrets du château! Jusqu'au jour où elles tombent sur Maltravers, le sombre et sinistre Maltravers. Son air louche sent le mystère à plein nez... et les mystères, Lili, elle adore!



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  Comment ne pas craquer sur un si bel objet? Avec sa reliure à l'ancienne et ses enluminures gothiques argentées, le dernier né de l'auteur et illustrateur Chris Riddell (on lui doit la série des Apolline et la mise en image de nombreux autres ouvrages jeunesse) ne pouvait que pousser à l'achat! Et quand l'histoire fait si bien écho à ces temps d'Halloween, on ne peut résister plus longtemps... Avec son univers tant littéraire que visuel fantaisiste et barré coutumier, C.Riddell s'inscrit cette fois dans la lignée des très jolies œuvres d'Edward Gorey.

le vaste domaine des Frissons-Frissonnants...

  L'histoire prend pour cadre une Angleterre très Nouvel Empire, dans un gigantesque manoir où Lili, l'héroïne solitaire, essaye tant bien que mal d'occuper ses journées. Fille du veuf et dépressif poète Lord Goth, inconsolable depuis le décès de sa femme, la jeune enfant pleine de douceur et d'enthousiasme aime à arpenter les couloirs du château où se cachent fantômes oubliés de tous et monstres poussiéreux. Aussi, lorsque l'esprit d'une petite souris l'embarque avec elle dans l'enquête de sa mort, Lili ne résiste pas à l'appel du mystère et se lance dans l'aventure. Au détours des facéties de l'immense demeure, elle fait connaissance des enfants des domestiques et se lie d’amitié avec eux.

Mrs Fouettard, la cuisinière aux créations culinaires aussi inventives que bizarres, et Lili, habillée pour menée l'enquête...

  Le crayon aussi fin que la plume, Chris Riddell nous régale d'une histoire pleine d'allant où texte et illustrations se correspondent dans un court roman graphique des plus réussis. Avec son ambiance gothique et romantique, ce premier tome d'une nouvelle série enchantera les lecteurs assidus, jeunes et moins jeunes. En effet, l'intrigue est ponctuée de nombreuses références littéraires et on ne cesse de s'amuser des clins d’œil. On croisera notamment de célèbres nourrices de nos lectures d'enfance (une nounou Darling qui a du Chien, ou encore une dénommée Miss Poppins), quand ce ne sont pas une certaine Mary Shelleyzautres (et les origines réelles et véridiques -si, si!- du roman Frankenstein), ou un chasseur de monstre du nom de Van Hellsung (!).

L'équitation à roulettes...sans nul doute un sport des plus élitistes!

  Avec sa galerie de personnages tous plus loufoques les uns que les autres, l'auteur/artiste nous embarque dans une enquête rocambolesque à l'univers inventif et doucement barré, plein d'un non-sens que n'aurait pas renié Lewis Carrol et qu'aurait réinterprété E.A.Poe! Venez donc pratiquer l'équitation métaphorique à roulettes, ou encore la chasse de salon, à moins que vous ne préfériez le tir à nain de jardin... Au pire, il vous sera toujours possible de déguster un pied de rhinocéros en gelée et sa sauce framboise, ou de s'exercer au parapluie d'auto-défense! 


  En bref: une aventure pleine de charme et de poésie dans un univers proche du Dark Shadows de Burton. Avec Lili, héroïne "gothmantique" en diable, plongez dans une histoire pleine de malice, au croisement de L.Carrol, E.A.Poe qui auraient tous deux été mis en scène par la Hammer film, l'humour en plus. Une pure gourmandise d'Halloween!


Un petit concours pour Halloween... Gagner des places pour le salon du livre jeunesse de Montreuil!


Chers bloggueurs, chers lecteurs, internautes et lapins de tous les horizons,

  Je vous propose aujourd'hui un petit concours avec, à la clefs, 2X2 entrées pour le 30ème salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil, qui se déroulera du Mercredi 26 Novembre au Lundi 1er Décembre 2014, à l' Espace Paris-Est-Montreuil, 128, rue de Pari, à ... Montreuil!

  Pour remporter ces places, rien de plus simple, il vous suffit de répondre à la question suivante ; les deux premières personnes à donner la solution gagneront chacune deux entrées pour le salon (afin de s'y rendre accompagnée de la personne de leur choix, parce qu'à deux, c'est mieux!). Prêt? Alors c'est parti!

Parmi ces ouvrages de littérature jeunesse, lequel n'a pas encore connu d'adaptation au cinéma ou à la télévision?


A) Rouge Rubis, de K.Gier.
B) Le Club des Cinq, d'E.Blyton.
C) Fantômette, de G.Chaulet.
D) Sacrées Sorcières, de R.Dahl.
E) La trilogie des Charmettes, d'E.Boisset.

  Vous avez la réponse? Alors dépêchez-vous de l'indiquer en commentaire d'ici deux semaines! Que les meilleurs gagnent, bonne chance à tous!

Pour plus d'infos, rendez-vous sur le site officiel du salon, ICI.