samedi 7 octobre 2023

Dans les archives du Terrier : Vampires, vous avez dit vampires...

 
    Comme tous les ans, nous débutons ce Challenge Halloween avec un florilège d'ouvrages déjà chroniqués en ces pages par le passé, et dont la thématique concorde avec celle mise à l'honneur cette année. Vampires, vous avez dit vampire ? Inutile de chercher bien longtemps pour trouver ceux qui se sont invités au Terrier, aussi trouverez-vous ici quelques idées et autant de recommandations de lectures sang pour sang dans l'air du temps...
 
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Classiques :



    Roman feuilleton écrit par l'auteur du Bossu, La ville vampire est l'une des premières évocations littéraires de la figure du vampire avant le Dracula de Bram Stocker. Cet ouvrage a bénéficié de cette étonnante réédition par Les Moutons Electriques Editeurs, qui ont rebaptisé l'oeuvre en clin d’œil à la pop culture et afin de mettre en avant l'héroïne peu conventionnelle de cette histoire. La protagoniste principale n'est en effet autre qu'Ann Radcliffe, véridique autrice anglaise et "inventrice", si l'on peut dire, de la littérature gothique.


Littérature contemporaine :
 
 
 
L'historienne et Drakula, roman en deux parties d'E. Kostova
 
     Grand coup de cœur du blog, ce roman est bien plus que son titre et ce qu'il laisse imaginer de l'intrigue, véritable enquête à travers le monde. A la fois thriller ésotérique et roman d'aventure, L'historienne et Drakula raconte, par le biais de plusieurs récits et journaux intimes enchâssés les uns dans les autres, la quête d'une jeune fille à la recherche de son père disparu et de la tombe cachée de Vlad Tepes. Fruit d'un travail de recherche de 10 ans, ce premier roman de l'autrice est également porté par une écriture particulièrement évocatrice. 

 
Le livre perdu des sortilèges (A discovery of Witches) - All Souls Trilogy, de D.Harkness

  Une trilogie de trois romans best-sellers qui a révolutionné l'image de la sorcière et de la bit-lit puisque, si ces romans évoquent bien la rencontre entre une sorcière et un vampire, cet élément passe complètement au second plan, après une enquête ésotérique et historique au croisement des héritages alchimiques, de la littérature anglaise, et du symbolisme. L'auteure, professeure d'Histoire en université, évoque dans ses ouvrages son sujet de prédilection : la transition des croyances païennes et populaires au rayonnement des sciences, un thème transversal qui vient pétrir sa saga d'éclairages philosophiques et sociologiques, relevés juste ce qu'il faut par une intrigue fantastique. Les personnages sont fascinants, les rebondissements nous tiennent en haleine, et l'univers est d'une richesse passionnante.
 
 
 
Dark Shadows, triologie de Lara Parker
     
     Saga inspirée de la célèbre sérié télévisée éponyme, cette trilogie est écrite par l'une des actrices principales du casting original. Tout comme le soap opera horrifique, Dark Shadows raconte les malheurs de la famille Collins, dont l'ancêtre, condamné à devenir un vampire, revient d'entre les morts pour se promener parmi les vivants.
 
 

Les talons rouges, roman d'Antoine de Baecque

    Et si les vampires avaient toujours été là ? Rien d'étonnant à ce qu'ils aient infiltré toutes les classes sociales, et ce de tous les temps, de toutes les époques. Alors que la Révolution Française se prépare, imaginez que l'une des plus grandes familles d'aristocrates français est en fait secrètement le clan de vampires le plus puissant du royaume.



La communauté du Sud (True Blood), série de Charlaine Harris
 
    Est-il nécessaire de présenter ces romans ? Rendue célèbre en France grâce à l'adaptation pour le petit écran sous le titre True Blood, La communauté du Sud s'est imposée comme l'un des titres phares de la Bit Lit. Dans une Nouvelle Orléans où se côtoient humains, sorcières, loup-garous et vampires, la jeune serveuse Sookie Stackhouse, télépathe de surcroît, tombe sous le charme d'un vampire âgé de 200 ans alors qu'une vague de crimes s'abat sur la ville...
 
 


    Série noyée dans la vague Bit Lit des années 2010, Les aventures de Vicky Nelson, antérieure à la mode des vampires à la Edward Cullen, est une création contemporaine aux romans de Charlaine Harris et se situe dans la veine urban fantasy. Plus intéressante que ses horribles couvertures françaises successives le laissent entendre, cette série, adaptée pour le petit écran sous le titre Blood Ties, a des airs de Buffy et de X Files à la fois. Elle raconte les enquêtes de Vicky Nelson, ex flic devenue détective privée, aidée dans ses investigations aux frontières du réel par un vampire vieux de quatre siècles.


Littérature jeunesse :


Le petit vampire, série de Angela Sommer-Bodenburg

    Classique de littérature jeunesse allemande, la série Le petit vampire, parue en son temps en France dans la célèbre Bibliothèque Rose, est malheureusement aujourd'hui tombée dans l'oubli. Adaptée plusieurs fois pour le petit écran, elle a également bénéficié d'une transposition remarquée au cinéma (quoi qu'assez libre par certains côtés) au début des années 2000. Cette amitié entre un enfant passionné de littérature horrifique et un petit vampire a des saveurs de madeleine de Proust.
 

 
 
     Autre roman jeunesse vintage pioché dans la littérature allemande, ce titre évoque fortement Le petit vampire. Bien que présentant une famille de prétendus fantômes, on devine bien que la plupart de ses membres sont en fait des vampires. L'univers est à la fois drôle, macabre et pétillant.


 Les étranges sœurs Wilcox, saga de Fabrice Colin:

  Dans le Londres du XIXème siècle, deux sœurs se réveillent sans aucun souvenir, dans une nuit glaciale. Recueillie par les célèbres Holmes et Watson, elles ne tardent pas à réaliser qu'elles ont été vampirisées. Avec l'aide du célèbre détective et dans une ambiance très steampunk, elles partent en chasse pour réduire à néant le comte Dracula. Un récit pour la jeunesse dans la veine de La ligue des gentlemen extraordinaires, et qui n'est pas sans rappeler un bon vieux penny dreadful
 
 
Dracula, album de D.Marion illustré par J.Fleury d'après B.Stoker:

  Merveilleuse adaptation du classique de Stoker pour la jeunesse : le texte reprend les meilleures passages de l'histoire et les dessins du Français J.Fleury (qui évoqueront aux fans les scènes cultes du film de Coppola) sont magnifiques!
 
 
 
La solitude du buveur de sang, roman d'A. Curtis Klause
 
    Roman malheureusement jamais réédité, La solitude du buveur de sang (en vo The silver kiss – ça sonnait quand même mieux, non ?), est une pépite de romantisme noir teintée de mélancolie aux faux airs de Twilight avant l'heure. Bien meilleur à notre sens que la saga de Stephenie Meyer, ce roman particulièrement bien écrit raconte la romance entre une adolescente et un jeune vampire, prétexte à aborder le deuil et le rapport à la mort.


Malédiction de sang, roman de Celia Rees

    Par l'autrice de Journal d'une sorcière, ce roman tout à fait captivant nous fait suivre Ellen, une adolescente souffrant d'une dangereuse infection du sang, à la recherche de ses origines. Alors qu'elle se pense condamnée, la lecture du journal intime d'une ancêtre connue pour être la première femme médecin de l'ère victorienne. Dans les vieux carnets manuscrits, la jeune fille apprend la rencontre de son aïeule avec un sombre et mystérieux étranger...


 
Lili Goth, série de Chris Riddell
 
     Clin d'oeil génial à la figure d'Ada Lovelace, Lili Goth, c'est un peu Fifi Brindacier croquée par Tim Burton avec la fantaisie de Lewis Carroll qu'aurait pastiché Edgard Poe (oui, tout ça à la fois). Ches les Goth, on trouve des oursonnes bonnes d'enfant, des nounous vampires et beaucoup d'humour.


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    Voilà pour ce florilège de lectures vampiriques exhumées des archives du Terrier, soit de quoi vous régaler en attendant les chroniques inédites à venir !


dimanche 1 octobre 2023

A very bloody Halloween is coming...


    Après l'horreur à l'anglaise et l'horreur à la française. Après les fantômes et après plusieurs fois les sorcières. Après les familles monstrueuses et après la magie sous toutes ses formes, il restait une créature qui ne s'était pas encore invitée en octobre au Terrier. Nous serions tentés de faire de l'humour sur ces animaux nocturnes qui viennent boire votre sang pendant la nuit, réalité furieusement d'actualité dans les hôtels, cinémas et transports en commun parisiens et qui réveillerait presque notre phobie des vamp... – chut, ne prononçons par leur nom au risque de les voir passer notre porte : une fois invités, impossible de s'en débarrasser.


    Vous l'aurez devinez, la saison chaque année tant attendue a commencé ! Lou & Hilde, nos traditionnelles hôtesses, ont déjà lancé les festivités et nous les rejoignons en ce premier jour du dixième mois de l'année. Pour l'occasion, c'est un véritable tour du monde qui nous attend ; rendez-vous en Transylvanie, dans le château du célèbre Vlad Tepes Drakula, pour établir les différentes étapes de notre voyage à la poursuite des enfants de la nuit.
 

    Parmi les escales prévues (attention, programme non exhaustif : certaines pérégrinations restent à définir, et il n'est pas exclu que nous fassions quelques visites et rencontres, disons, "hors thématique"), nous profiterons de notre pied-à-terre en Transylvanie pour chasser le vampire le plus connu de la littérature gothique. Pour cela, nous serons aidés dans notre quête par un docteur répondant au nom de Van Helsing et par la non moins célèbre Ann Radcliffe, autrice le jour et tueuse de vampires la nuit. Cette course poursuite contre le démon nous conduira bien évidemment jusqu'en Angleterre, où toute une communauté de goules, stryges et suceurs de sang divers ont élu domicile depuis le siècle victorien. C'est bien connu : comme l'a rappelé le titre d'un film il y a de cela quelques décennie, Dracula vit toujours à Londres. Nous en profiterons pour faire un petit détour par Oxford pour diner. Au milieu des sorcières et des démons y résident en effet quelques vampires aux goûts exquis.


    Entre ces deux étapes, il n'est pas impossible que nous fassions escale en Allemagne, où se trouvent à la fois le pire et le meilleur du vampire : le comte Orlock (probablement un lointain cousin de Vlad, au regard des similitudes dans leurs biographies respectives) et les Von Dentkreutz, famille de suceurs de sang qu'on pourrait presque qualifier de végétariens (spoiler alert : leurs histoires sont pour les enfants). Un saut de puce à Paris sera l'occasion d'enquêter sur le lieu, gardé secret, où la tombe de Dracula serait aujourd'hui dissimulée – et parait-il en cette saison fortement fréquenté...
 

    Puis nous quitterons l'Europe et traverserons l'Atlantique, direction  les terres du bien nommé "Nouveau Monde". Malgré le soleil et ses températures caniculaires de Californie, une petite ville, autrefois construite sur les portes de l'Enfer mais aujourd'hui détruite, avait en son temps attiré son lot de créatures de la nuit. Cette visite sera l'occasion d'un hommage à la plus populaire des tueuses de vampire, dont la mémoire reste intacte plus de vingt ans après ses nombreux succès sur les forces du mal. Plus au Nord Est, un domaine bien connu pour l'avoir déjà visité l'an dernier : Collinwood, propriété des Collins, dont on raconte que leur ancêtre, maudit pour l'éternité par une sorcière, aurait été condamné à se repaitre de sang pour vivre éternellement... 
 

    Vous l'aurez compris, d'effrayantes aventures nous attendent. Prêts pour ce voyage aussi palpitant que terrifiant ? Alors affutez vos pieux, emportez vos chapelets et préparez vos gousses d'ail, car il est temps de partir ! A très vite pour les premières chroniques vampiriques...


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samedi 30 septembre 2023

Un été à écrire...

 

    L'approche des festivités d'Halloween nous incite à faire preuve de ponctualité pour le traditionnel récap estival. La rentrée a sonné depuis un moment déjà et les congés (aussi ensoleillés qu'orageux) sont terminés depuis longtemps, mais nous avons une impressionnante collection de photos souvenir à partager avec vous. Et pourtant, nous avons encore plus joué les ermites que de coutume : notre grand projet d'écriture toujours en cours, c'est essentiellement au-dessus du clavier et des carnets que nous avons passé nos vacances. Les quelques escapades se sont donc organisées dans un cercle kilométrique très restreint, dans l'idée de découvrir des lieux que nous n'avions jamais été visiter malgré leur proximité. Spoiler alert : la France est belle, inutile de s'envoler de l'autre côté du monde pour voir des merveilles.

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Escapades
 

 
     Tourisme local, donc. Et autant le dire de suite : il y a du patrimoine autour du terrier ! Au programme de notre été, nous avions mis en tête de liste le château du Pailly, cette merveille renaissance devant laquelle nous étions passés à de nombreuses reprises lors de nos déplacements professionnels. Inspirée en partie de l'architecture italienne, cette imposante bâtisse surprend au milieu du petit  village où elle se trouve (on s'attendrait en effet davantage à la croiser dans la Loire que dans le Grand Est). En cours de restauration depuis plusieurs années, ce château tout droit sorti d'un conte de Perrault régale les yeux avec ses superbes jardins et ses douves dignes d'un décor de cinéma.

 

    L'intérieur se visite pour l'instant très partiellement, au regard des espaces qui restent encore à rénover. Pour autant, on peut admirer la pièce principale, à l'étage, gardée par deux solides cheminées qui nous évoquent les décors de La Belle & la Bête de Cocteau. Les hautes fenêtres cerclées de plomb donnent à l'atmosphère une touche authentique, projetant la belle lumière de l'été sur des murs et un parquet incroyablement bien conservés.




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    Non loin de là (à peine quinze minutes de route), les jardins suspendus de Cohons (labellisés jardins remarquables) offrent une promenade romantique dans un jardin à l'anglaise typique du XIXème siècle, avec ses constructions imitant vestiges antiques et habitations troglodytes. Tours, escargots de pierres, grottes, escaliers cachés et jardins de curés ont bien occupé quelques heures de promenade.





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    Autre merveille Renaissance à quelques kilomètres du Terrier : le Château du Grand Jardin de Joinville. Résidence de plaisance des ducs de Guise (oui, oui, rien que ça), cette demeure entièrement vide de mobilier (car destinée uniquement aux festivités, d'où une grande salle pour guincher comme il se doit) est en revanche entourée d'un parc impressionnant, aux buissons taupières et au labyrinthe dignes d'Alice aux Pays des Merveilles. Promenade sous une chaleur écrasante qui nous a fait apprécier les haies, tonnelles et l'arboretum.

 


 

Une main sortant du mur pour tenir un chandelier ?
Difficile de ne pas penser de nouveau à La Belle et la Bête de Cocteau...

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    Autre trésor de Joinville, fermé depuis plusieurs années mais rouvert exceptionnellement aux journées du Patrimoine : l'apothicairerie de l'ancien hôpital. Deux petites pièces, restaurées il y a quelques années dans l'esprit des lieux d'origine, avec d'authentiques pots en céramique au contenu on ne peut plus mystérieux. Parmi les mélanges et plantes thérapeutiques encore reconnus aujourd'hui, quelques décoctions peu ragoutantes, à l'image de l'huile de petit chien, dont on vous laisse vérifier la recette sur le net...

 
 


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    Enfin, THE événement de cette fin d'été : le Salon du Livre sur la Place de Nancy, LE salon de la rentrée littéraire auquel nous avons participé en tant qu'invités Presse, badges à la clef. Une édition particulièrement riche, dont nous avons déjà parlé à travers nos chroniques de La prochaine fois que tu mordras la poussière, de Panayotis Pascot et Les dragons de Jérôme Colin. La journée s'est ouverte sur un Pumpkin Spice latte, annonciateur de l'automne, et s'est terminée par un thé Fantôme de l'Opéra chez Mariage Frères.
 


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Cadeaux et acquisitions :


 
    Notre bibliothèque a accueilli quelques petits nouveaux cet été, dont un joli lot de cosy mysteries (certains ont été lus de suite sans passer par la case PAL) : beaucoup de ladies qui enquêtent avec Elaonor Swift, Phryne Fisher, Georgina de Rannoch et Olive Belgrave, mais aussi le retour d'Agatha Raisin dans le dernier opus paru en poche chez France Loisirs. Toujours dans la catégorie cosy mystery, on a craqué quelques temps plus tard pour une novélisation d'Arabesque qui nous faisait de l’œil depuis environ deux ans (disons qu'il y a prescription).
 
 
    Puis, en vrac, quelques achats au gré des envies et des trouvailles : du préraphaélisme avec Dors, petite sœur, de Joanne Harris, ainsi que son livre de recettes inspiré de son best-seller Chocolat, du merveilleux avec le tome 2 du Cycle d'Oz de L.F.Baum et Le secret de Temple College de Cathryn Constable (dont on avait adoré Sophie et la princesse des loups, il y a une dizaine d'années), et enfin, en prévision de notre Halloween, du frisson avec cette version illustrée de Dracula.
 

    Nous parlions plus haut du salon du Livre sur la Place de Nancy : outre les ouvrages de Jérôme Colin et de Panayotis Pascot, nous avons réussi à rester raisonnable, avec dans notre panier ce jour-là La maison vénéneuse, de Raphaël Zamochnikoff et le double ouvrage Dictionnaire des femmes artistes de l'excellente Pascale Debert.
 

    Du côté de l'art de vivre littéraire, nous avons craqué, en début d'été, pour l'un des goodies de la saga Blackwater proposés par les éditions Monsieur Toussaint Louverture. Le désormais célèbre éditeur a mis en vente en nombre limité cette tasse en acier émaillé estampillé du vrai faux club de pêche de Blackwater, dans un carton aussi collector que le mug, au texte hilarant (on vous laisse cliquer sur les images pour les voir en grand).



    Enfin, magnifique cadeau offert par une amie qui connait notre amour du XVIIIème siècle et notre passion pour Emilie du Châtelet : cette véritable miniature, chinée en brocante à Versailles. L'objet est splendide de préciosité, jusqu'au revers encollé de vieilles pages de livre d'époque.



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Popotes et casseroles :
 
 
     Si l'on a eu assez peu de temps à consacrer à la cuisine tout au long de l'année, nous avons eu l'occasion de nous rattraper pendant l'été. Nous avons commencé la saison avec une recette familiale que l'on souhaitait essayer depuis longtemps, à savoir le vin d'épine comme en font les grands-parents depuis des siècles. Cueillette, macération et mise en bouteilles : une vraie potion magique !

    Du côté des fourneaux, nous avons hérité de plusieurs kilos de courgettes, que nous avons eu l'occasion de cuisiner à toutes les sauces, du classique au novateur. Gratin courgettes - crabe - tomates confites, ratatouille, flan de courgette à la menthe et à la feta, et Gratin de courgette râpée et de semoule. On a fini la dernière en tourte avec du cheddar, test d'après une recette de Jamie Oliver qu'on avait dû repérer il y a dix ans au moins.



    Pour le reste, quelques classiques du Terrier, avec la célébrissime tourte au poulet inspirée de Pique-nique à Hanging Rock (dont on ne se lasse pas – et nos invités non plus), les lasagnes poireaux poulet, la salade de lentilles de la marquise de Pompadour, le gâteau renversé aux prunes du tea time de Mary Poppins, et enfin, les muffins énergétiques banane, chocolat et flocons d'avoine.



 
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Bricoles et fariboles :


    Du côté des loisirs créatifs, nous avons attaqué quelque peu tardivement le traditionnel paquet printanier thématique pour Pouchky-Ficelle, cette année consacré aux sœurs Brontë. Aussi déçue que nous par le vrai faux mais véritablement mauvais biopic Emily, nous avons proposé de lui faire oublier ce film par un colis aux couleurs de la célèbre fratrie. Au programme : du thé dans une boite vintage comme tout, des marque-pages victoriens à souhait, la première enquête des sœurs Brontë, le film de la BBC To walk invisible et le superbe ouvrage mi bio, mi essai, d'Anna F. Leibovici. Pour couronner le tout, un médaillon home made à l'effigie d'Emily, miniature d'un tableau inspiré d'une illustration par Anne Brontë.




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    Voilà pour cet été 2023 à écrire et à gambader. Malgré les chaleurs caniculaires persistantes, ne nous y trompons pas : les feuilles jaunissent et la lumière diminue. Nous troquons le soleil contre les fantômes, une compensation qu'à l'approche imminente d'octobre, on n'échangerait contre rien au monde. Prochain rendez-vous saisonnier aux fêtes d'Halloween ! On ne doute pas qu'en personnes très fréquentables que vous êtes, vous serez de la partie... ;-)