mardi 23 juillet 2019

A very Roaring Spring : Art Deco & Egyptomania...





  Je vous le disais il y a quelques semaines : avec 2019, nous fêtons les cent ans du début des insouciantes, tonitruantes, et enthousiasmantes Années Folles, également appelées outre-Atlantique les Roaring Years ou Roaring Twenties. Quoi de mieux, donc, que de célébrer cette année dans une ambiance vintage digne de cette folle période ?
  Avec mon retard coutumier, voici le bilan de ce printemps 2019, l'article de blabla saisonnier marqué sous le sceau de l'égyptomanie et de l'Art-déco!

Egyptomanie:


  Car 1919 c'est aussi... la découverte du tombeau de Toutankhamon, dont on fête cette années les cent ans! Pour l'occasion, le célèbre trésor du pharaon a quitté son musée égyptien pour une grande exposition itinérante. En France, on n'avait pas pu admirer ces pièces depuis leur dernière exposition en 1967. Alors qu'un tout nouveau musée est actuellement en construction à Gizeh pour accueillir définitivement les artefacts à partir de 2021, c'est 150 pièces du trésor (soit une tout petite portion de sa totalité, en vérité) qui sont actuellement présentées aux Halles de la Villette.


  Il me fallait y aller. Tout petit, j'ai été pris moi aussi de la fièvre pharaonique : collectionnant les encyclopédies sur le sujet, visionnant en boucle les films de momie, et projetant de devenir égyptologue. Parce que le sujet a déjà été abordé par Georges Chaulet dans un tome de sa série Fantômette, cette exposition est rapidement devenue un des événements du Fantomeeting 2019 (pour les non initiés, le Fantomeeting est la rencontre annuelle des lecteurs de Fantômette. Moquez-vous, mais les Fantôphiles égalent largement la Société Française de Sherlock Holmes ou les autres fans clubs officiels de personnages littéraires, mais en plus sobre, plus chic, et plus restreint. Na.).

 Transat, théière, et couverts à salade de Toutankhamon :-P.

  Bref, c'est vêtus comme le veut la coutume de jaune et noir que nous avons admiré les statues, sceptres, et bijoux découverts par Howard Carter il y a cent ans de cela, le tout merveilleusement mis en scène et en lumière dans l'ambiance tamisée d'un décor conçu pour l'occasion. On regrettera seulement que les entrées échelonnées ne suffisent pas à décanter l'affluence du public sur le site : les visiteurs s'attardant à l'intérieur, on se retrouve vite les uns sur les autres ou pressés contre les vitrines. 


  Outre les reliques présentées, des vidéos et panneaux ont rappelé en fin de visite l'impact de cette découverte sur la décennie des Année Folles : la mode, l'architecture, et même la publicité se sont inspirées de cette esthétique égyptienne. Une véritable égyptomanie s'est emparée de la culture visuelle de l'époque, alliant orientalisme et Art-déco.

 Quand le style pharaonique inspire la mode de 1919...

  Cette exposition est parfaite pour réveiller l'égyptologue imaginaire qui sommeille en vous (même si la maturité amène à se questionner sur l'éthique de piller des tombes et d'exposer leur contenu, même pour le bien de la recherche archéologique... Ben quoi, c'est vrai : aurait-on envie de voir son cercueil et sa dépouille exposés dans un musée dans trois mille ans?). N'hésitez pas à y emmener les plus jeunes : l'exposition leur est accessible et ça vous donnera probablement l'occasion de cueillir quelques belles perles au passage ("Dis Maman, en fait, dans le trésor de Toutankhamon, tout est bien conservé sauf lui, non?").



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Art-déco orientalisant:



  Quoi de mieux, pour rester dans l'ambiance, que de terminer cette visite par un petit tour dans l'Orient-Express (Saviez-vous d'ailleurs qu'il avait une branche qui assurait les correspondances jusqu'au Caire, sous le nom du Taurus Express? ) ? Pour cela, oublions le restaurant éphémère (et inabordable) du célèbre train lorsqu'il est à quai en gare de l'Est, et tournons-nous vers... le Wagon Bleu


  Déjà évoqué ICI il y a quelques années, le Wagon Bleu est un restaurant parisien qui vous offre l'opportunité de prendre un repas à bord d'un ancien wagon de l'Orient-Express. Après y avoir fêter mes 26 ans en 2017, j'ai fait découvrir ce lieu unique à mes amis fantôphiles pour un dîner dans une ambiance Art-déco feutrée à souhait.



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Autres temps, autres lieux :



  Mais puisque le Fantomeeting est aussi l'occasion de visiter des lieux mis à l'honneur dans les écrits de Georges Chaulet, nous sommes allés visiter la tour de Montléry, un des rares lieux encore jamais vus par les Fantophiles, puisqu'en rénovation depuis plusieurs années. Cette tour est le seul vestige d'un château médiéval au centre de l'intrigue de Fantômette contre Charlemagne, dans lequel la justicière en jaune et noir doit retrouver la couronne des rois de France, dissimulée au pied de la tour sous une pierre marquée d'une fleur de lys. Après une horrible et interminable marche (je vous rappelle qu'après ma chute à vélo et mon opération du fémur, c'était ma première "grosse" sortie) et un détour par ce qui devait initialement être un raccourci (mais qui tenait plus du parcours du combattant), nous avons fini par trouver la tour de Charlemagne...



  Armés de notre exemplaire de Fantômette en guise de guide touristique, nous avons eu à démêler le vrai du faux avec un guide officiel (en chair et en os, celui-là). Quelle n'a pas été notre déception d'apprendre qu'en réalité, la tour n'avait rien à voir avec Charlemagne et que feu notre bon vieux Monsieur Chaulet avait un petit peu (beaucoup) joué avec les faits historiques. Peu importe, nous avons quand même cherché la pierre marquée d'une fleur de lys en suivant les indications du roman... En vain. Ceci dit, de l'avis de tous, il s'agirait peut-être de cette cavité (si l'on part du principe que la couronne a été découverte, la pierre n'est donc plus à sa place), mais pour faire plaisir aux enfants et aux futurs Fantôphiles qui s'aventureront ici, nous avons redessiné le fameux symbole ailleurs (ohé, inutile de crier à la dégradation, c'est du crayon de papier, ça partira dès qu'il pleuvra!).

 (cliquer sur l'image de droite pour voir en grand la fleur de lys...)


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Bricoles et fariboles:



  La fin de mon arrêt et la reprise du travail m'ont vite plongé dans la routine habituelle et mis face à la course au temps propre à chaque fin d'année. Il y avait notamment un projet théâtre de longue haleine à terminer avec mes grand monstres, avec lesquels nous avions étudié cette année Quand on aura le temps de C.Bonfils, pour travailler à l'écriture et à la mise en scène d'une suite avec l'auteur. La représentation a eu lieu mi-juin devant un public très ému et les apprentis dramaturges ont même pu dédicacer leur pièce éditée sous forme d'un livre à leurs nouveaux fans. Nous étions tous très fiers d'eux.


  J'ai aussi trouvé le temps de réaliser quelques colis de cadeaux pour Pouchky/Ficelle et Tinker Bell : l'un sur le thème de Pique-nique à Hanging Rock (comprenant le roman, la série adaptée du livre, et un melting pot d'objets d'inspiration victorienne) et l'autre, plus minimaliste, sur le thème de Peter Pan (avec un thé "Fée Clochette" très approprié et parfaitement assorti à ce mug isotherme). L'achat d'un tampon "Lapin" pour cachet de cire m'a permis de signer de ma patte les lettres jointes aux paquets ainsi que mes futurs courriers.



  Côté gribouillis, par grand chose si ce n'est ma première dédicace illustrée sur l'un des tomes des Enquêtes de Voltaire de F.Lenormand, dont j'ai réalisé la couverture : pour une personne qui me faisait furieusement penser à la Grande Catherine de Russie, une rapide esquisse de la Tsarine toute en perles et froufrous.


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Popotes et casseroles:


  Ça a chauffé fort, côté cuisinière : il y a longtemps que je n'avais pas été aussi productif aux fourneaux! Probablement aussi en raison du temps dont j'ai disposé avant ma reprise du travail, j'en ai profité pour tester de nouvelles recettes. Parmi les nouveaux essais très concluants : une quiche poireaux parmesan (ci-dessus), une tatin d'échalotes, un sauté de poulet à la sauce soja, ou encore une nouvelle version du dhal de lentilles. Du côté des reprises, des valeurs sûres avec mon habituel poulet au curry et la salade tiède de chou-fleur au four de Gwyneth Paltrow...




  Et parce que mes papilles ont été furieusement alléchées par l'évocation du Gin Tonic dans tous les romans se déroulants au cours des Années Folles, j'en ai déniché deux bouteilles très esthétiques pour les tester dans de futures gourmandises littéraires. Bon, d'accord, c'est aussi et surtout parce que leur esthétique est très jolie et que le gin en question a été fait sur Rabbit Island que je les ai achetées...



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Nouvelles acquisitions :



  Oulala, là aussi, entre les partenariats, les cadeaux, et les achats, il y a du monde. Ce n'est pas ça qui va m'aider à faire diminuer ma PAL. Mon esprit encore hanté par la récente série de Picnic at Hanging Rock, je me suis offert la pièce de théâtre adaptée du roman, ainsi que le chapitre final inédit édité après la mort de l'auteure. Parce qu'une nouvelle librairie a ouvert près de chez moi, je suis allé de suite m'imposer comme client d'importance en repartant avec le dernier M.Atwood en poche, l'Ombre du Golem d'E.Abecassis et B.Lacombe, Sur l'amour et la mort de Suskind, Pretium Doloris de la philosophe C.Fleury, et la BD Dans les Bois d'E.Carroll, parfaite pour le prochain Halloween. On m'a offert un petit guide sur les Tudors, ainsi qu'un guide pour Gérer les emmerdeurs (j'en rencontre beaucoup en ce moment, j'espère que ce livre est efficace). Enfin, en partenariat, j'ai reçu un tome de la série jeunesse d'égyptomanie Lottie Lipton, un autre d'une nouvelle saga intitulée Marie-Antoinette et ses sœurs, et, dans un tout autre genre, Koba, le dernier Robert Littell.

  Côté carnets, ça devient aussi un vrai problème :



  Enfin, côté accessoires chics et chocs, je me suis offert, comme prévu après mon accident, une vraie canne de gentleman. Et pas n'importe laquelle : une canne de gentleman lapin (Non mais, vous savez à qui vous parlez, quand même? ;) ):


  C'est sur cette note d'élégance rétro et carrément ostentatoire que s'achève ce dernier billet d'humeur saisonnière. Au programme du prochain bilan, on parlera de cabarets et de charleston ! Bel été à vous en attendant!

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